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Un petit dernier pour la route…

Un papillon est mort, autre chose est né, mélange d’hier et de demain, un espace de vie en création, prolongement d’autres vies en mutation. Je voulais la Révolution des abeilles, mais je n’étais qu’un papillon. Ce fut la révolution d’un papillon. Mort comme une abeille. Se battre pour ce en quoi l’on croit, c’est souvent combattre seul. Révolution interne. Chaos intérieur. Métamorphose. Un mot. Et puis la paix. Un tout. Un rien. Je ne sais rien. Je ne suis rien. Un papillon est mort ? Ou est-ce sa chenille ? Ou bien sa nymphe ? Que suis-je maintenant ? Une brise accrochée dans les feuilles d’un arbre ? Un tigre des bois ou bien un simple chêne ? Rien. De l’abeille ou du papillon ? Partie de l’ancien ? Ou d’un nouveau ? Rien n’est figé. Tout est mouvement, cycles infinis, évolutions permanentes. Principe d’impermanence et révolution relative. La vérité est relative et reste cachée, tel l’anagramme. ..

Le peu que je sais c’est que la mort d’un papillon a peu d’importance, et pourtant… L’important est ce qui naît de la mort. Je laisse ce que je fus, et serai ce que je serai, plus proche de ce que je suis. La révolution continue. L’inconnu fait peur, mais peut s’avérer meilleur que le connu. Il faut s’ouvrir à cet inconnu, à la différence, à la mort, à l’impermanence. Impermanence de pensée, d’émotion, de plaisir, de douleur, de vie, de tout. Expérimenter les états, explorer les recoins, avoir peur, respirer, puis expirer, ne plus avoir peur. J’ai explorer le fond du fond. Et il est beau. Avec du recul. L’obscurité peut être lumineuse. Ne pas avoir peur du noir. Ne pas avoir peur du rien. N’avoir peur de rien. La vie est belle. La mort peut l’être aussi. Certains combats sont nécessaires, surtout quand on les perd, car ils ouvrent les portes de l’intériorité. J’ai pu explorer cette intériorité, et comprendre ainsi que le chemin est le but, et la mort une étape.

Mon projet est mort grâce à la bêtise et l’ignorance. Merci. J’ai renoncé à devenir ce que je ne suis pas, un agriculteur sur une exploitation agricole. Je n’exploite pas la nature, mais j’échange avec elle, humblement. Je me concentre sur le cœur du sujet par l’observation du vivant, ému, par l’intégration bienfaitrice à mon environnement, je cherche la symbiose. Unifié et présent à la vie, un paysage s’est ouvert, un univers à explorer. Connecté, avec les saisons, le ciel et la terre, à l’unisson avec chaque plante, chaque être vivant, chaque seconde dans une pleine communion se nourrissant de ses vibrations et de son énergie. La nature m’a sauvé et ouvert les portes d’un paradis retrouvé, Zion. Elle redonne vie après la mort.

Le chemin s’est ouvert, en passant par l’Inde en 2013, en passant aussi par la rupture avec les dernières addictions d’un mode de vie passé et dépassé, je suis maintenant dans l’ultime étape. La nature guérit de l’envie d’aller contre le temps, contre la paix, contre la vie, contre la mort, prenant ce qui vient comme le Tao dans le chaos. Quelques secrets sont transmis, formules de guérison et élixirs de jouvance… Voilà pourquoi je m’engage dans cette dynamique de vie, dans l’exploration et l’exercice d’une naturothérapie globale et directe.



Un papillon est mort

Depuis dix ans bientôt, je m’échine à mettre en place un cadre de travail, mais cette démocratie me refuse le plus fondamental des droits, celui de vivre de son labeur; on assassine un engagement pour la nature et un projet de vie, on tue un enfant dans le ventre de sa mère. A armes inégales, l’administration zélée est parvenue à détruire mes activités pollinisatrices. Rien ne m’a été accordé, aucune clémence, rien ne me sera épargné**. J’ai perdu trop de temps et d’énergie à me défendre, en vain… Mes intentions étaient bonnes, je voulais être utile, et en diffusant ce témoignage, espère l’être d’une manière ou d’une autre; maintenant je passe à autre chose,  je serai désormais inutile, perdu pour la société; il y a des limites et un temps à tout, et j’ai d’autres choses plus intéressantes à faire. Ce blog n’a donc plus de raison d’être, et se termine donc ainsi; c’est la fin de l’histoire. Merci au revoir.

On me parle de rebondir, l’expression conventionnelle de l’asservissement salarial, pour dire réintégrer le moule, aller de l’avant… mais pour moi, ça veut dire revenir en arrière… alors non, je vais assumer mes choix et leurs décisions, et aller jusqu’au bout de mon chemin. Je vais explorer le fond du fond, sans élan donc sans rebond, tel un papillon se posant, dans ce trou perdu de Cassagnes begonhes, et cette nature retrouvée, où je continuerai à vivre mon retour à l’essentiel avec ce qui me reste de force et d’abnégation, et je survivrai. On ne m’entendra plus, mais je serai là, tapi dans l’ombre, tel un tigre des bois. Je garderai ma rage muette, ma colère sourde et ma déprime sèche, pas de larme à faire couler, mais je serai là, lucide dans un silence plein, dans la plénitude de mon isolement, en dehors de ce système moribond. J’ai atteint mon point de non retour, un gouffre me sépare de ce monde. Ce monde de mensonge où le fond s’est perdu dans la forme. J’ai échoué comme tant d’autres, mais j’ai essayé avec mes petits moyens, j’ai même espéré sans espoir, que vive la révolution des abeilles, pour enfin réaliser ce que j’avais compris depuis longtemps, cette société n’est qu’une mascarade à grande échelle. Alors je me tais pour de vrai. J’ai pu dire ce que j’avais à dire et faire ce que j’avais à faire, et je n’ai pas de regret. Lord have mercy.

Un papillon est mort. Les papillons ne durent guère. Je ne suis plus qu’un souvenir transparent oublié dans l’immensité. Je ne suis plus rien, plus que le vent qui emporte ses ailes… Si l’on ne croit que ce qu’on voit, on ne croit pas au vent alors… mais je suis dans l’air maintenant, l’air du temps. Et libre comme l’air, l’air de rien. Cet air est aussi celui des autres laissés-pour-compte, celui que l’on respire, porté par un vent de tempête, chargé et de plus en plus lourd, il tournera un jour à l’orage. Alors dans un appel d’air, aspiré par un vent de liberté, je sortirai de ce trou par le haut, laissant devant et derrière les vents de colère, pour n’être qu’une brise restant accrochée dans les feuilles d’un grand arbre, assurant une dernière pollinisation anémophile et disséminant quelques graines au passage; ce sont elles que je regarderai grandir, dans le plaisir frugal de voir pousser les arbres, ce sera mon bonheur de simple. ,

** Et effectivement, le conseil municipal de Cassagnes Bégonhès a bien décidé par vote, de demander au trésor public le recouvrement de la somme de 1200 euros, que je suis donc obligé de payer sous peine de nouvelles poursuites… C’est triste à dire, mais les membres du conseil municipal donnent ainsi raison à mon histoire.  Je leur souhaite juste de pouvoir se regarder dans un miroir.

Un cap a été franchi

Un cap a été franchi dans l’invraisemblable, le recours devant le tribunal administratif de Toulouse pour la reconstruction d’un simple appentis, indispensable à mon installation agricole, a été rejeté sans aucune justification ; ce référé suspensif, motivé par l’ultimatum légal de la limite d’âge pour une installation en tant que jeune agriculteur, vient donc confirmer qu’il m’est interdit de développer mes activités d’apiculture et de ferme pédagogique sur le thème des insectes pollinisateurs. Et qu’en plus je suis condamné à payer 1200 euros à la mairie de Cassagnes Bégonhès ! Un cap a été franchi dans l’absurdité. On m’empêche de travailler et en plus il faut que je paye ! Le bon sens se heurte à aux cadres mortifiants d’une justice administrative déconnectée de la réalité. Je suis écœuré.

Je peux encore faire appel auprès du conseil d’état *** avec l’aide d’un nouvel avocat spécialisé, tout en sachant que l’installation agricole est de toute façon largement compromise par cette décision, ou bien encore tout abandonner… s’il était seulement question de payer 1200 euros, alors que je vis en dessous du seuil de pauvreté, ce serait déjà du racket… mais je n’accepte pas la négation de ma liberté, de mon droit à travailler et à récolter le fruit de mon labeur. L’époque féodale est pourtant révolue; mais au delà de la bêtise, la sournoiserie et la malveillance ont toujours existé, quelle que soit l’époque, et personne ne peut, ou ne veut rien y faire.

Incohérence versus immobilisme, entre autre, cette société est à vomir…

*** Je précise ici que l’aide juridictionnelle pour faire appel m’a été refusée, alors que je rentre dans les conditions de ressources, au point que j’ai du formuler un recours, lui aussi rejeté, contre ce refus d’aide juridictionnelle… pour faire appel du rejet de mon recours contre l’arrêté d’opposition m’interdisant la reconstruction d’un … simple appentis… C’est à peine croyable ! Voilà ce qu’on appelle une démocratie !! Voilà ce qu’on appelle la justice au pays des droits de l’homme !!!

ETE

Certaines nuits d’été, nous rappellent à leurs songes,
Et quand en pleine nuit, brille la pleine lune …

Peut-on imaginer plus pleine saison que l’été… quand les promesses du printemps mûrissent jusqu’aux récoltes d’été, c’est qu’elles ont été bien arrosées, et bien pollinisées… Un joli dicton africain nous dit « Les promesses sont des fleurs qui ne donnent pas de fruits », et entre les aléas climatiques et autres impondérables, rien n’est jamais sûr; mais cette année est parfaite et le travail, lui aussi, porte ses fruits. Cet été est bel et bien un bel été. Un bien bel été en fait. Puisse-t-il être annonciateur d’une décision favorable de la part du tribunal administratif de Toulouse, dont la décision est attendue le 7 août. Confiance.

Les abeilles et les papillons se portent bien, les agneaux aussi; le miel est récolté, le foin rentré, les patates sont au sec, carottes et petit pois congelés… Les confitures de fraises sont au frais, les poireaux repiqués. Les pêches et les tomates mûrissent, et un petit Kalou est attendu pour les vendanges. Bonheur. La nature nous donne du bon et du beau quand on ne la presse pas… y compris comme un citron… Et nous sommes des fruits de la nature, et nous avons été pollinisés, alors ne nous pressons plus, et ne nous laissons plus presser ! L’été est là pour nous le rappeler, car si le printemps laisse peu de temps à l’inaction, l’été nous dit « il fait trop chaud pour travailler » alors on se pose un peu, on se dore au soleil, et on s’endort… en rêvant de pouvoir arrêter le temps qui passe… et puis on se réveille, on se bouge, on fait des rencontres; or tout est dans la rencontre, et la diversité.

Scintillent mille feuilles, sans étoile une à une,
Réalisons nos songes, afin qu’il se prolongent…

Et de 1, et de 2, et de 3… plouf, plouf, plouf

Bon ben finalement, les 3 canards de la région auront pondu un article sur cette histoire édifiante… donc ça c’est fait, mais on ne m’y rependra plus. Il me faut donc rectifier quelques erreurs, pour en rire et en tirer quelques leçons, pas pour en pleurer…  Je ne voudrais pas me fâcher avec tout le monde, les journalistes du coin manquent peut être de temps, mais bon moi aussi, et je ne suis pas payé pour écrire des articles sur ce blog… ce qui est dommage, c’est que le rôle des médias, à l’origine, est d’être un contre pouvoir; or j’ai écrit ici même que le maire de Cassagnes begonhes, Michel Costes, était seul décideur au final, et qu’il s’agit donc d’une volonté délibérée de s’opposer à l’installation d’un jeune agriculteur… Mais comme me l’a confirmé au téléphone le journaliste de Centre Presse qui a fait le dernier article, Didier Labertrandie, la peur de la diffamation l’a empêché de parler du rôle de la mairie… Je ne lui en veux pas, les journalistes sont des personnes comme les autres, et comme tout le monde, ils ont peur, et ne veulent pas se mouiller… même le petit doigt de pied, ce qui est bizarre pour des canards, alors que moi, je me mouille et mouille le maillot! Pourtant il ne s’agit pas d’un dossier extrêmement sensible, pour lequel on prends des risques inconsidérés… Je comprends mieux maintenant, comment le monde en est arrivé là… et pour ne pas être désobligeant, je citerai maitre Yoda : « La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance. »

Revenons à nos moutons, enfin nos canards… on m’avait dit de ne pas croire (tout) ce qui est écrit dans les journaux. Dans le dernier papier de Centre Presse, à deux reprises j’apprends avec surprise que je travaille sur ce projet dans l’Aveyron depuis 20 ans, je prends cela comme un compliment car  j’ai réalisé en 7 ans, ce qui aurait pu nécessiter deux décennies, sans fausse modestie… Ceci n’est qu’un détail parmi d’autres, comme le fait que, je cite par amusement, « ce terrain pentu de 3 hectares n’avait plus vu la moindre vache y paître depuis plus d’un demi siècle »… serait-ce alors une forêt? Ils sont rigolos quand même ces canards… Un autre exemple: ceux qui connaissent bien le dossier, savent que l’appentis à construire, qui fait l’objet de deux arrêtés municipaux d’opposition, n’est pas destiné à faire une miellerie, comme écrit dans le dernier article de Centre Presse, mais à créer un atelier de travail et un espace de stockage des hausses, sachant d’ailleurs que le département de l’Aveyron est le seul en France qui exige par arrêté préfectoral une distance minimale de 100m entre une voie publique et une miellerie… Il faut savoir tout de même qu’aucun apiculteur ne respecte cet arrêté préfectoral… et oui dans l’Aveyron, nous sommes tous des apiculteurs hors la loi! Voilà, voilà, et les administrations publiques aussi sont payées, mais avec les impôts des contribuables pour rédiger ces arrêtés…

Pour finir rapidement avec les journaux, l’autre canard du coin, coin coin, Midi Libre (mais de libre, il n’en a que le nom) avait écrit en juin un autre article politiquement correct, dans lequel bien sûr, pas un mot sur la Mairie ou la DDT… Mais je crois que beaucoup de personnes sont conscientes qu’en plus du dévoiement des médias, en particulier des télés, au profit des pouvoirs qui les dirigent, l’information n’est pas forcement relayée de manière parfaitement pertinente, faute de temps, d’amour du détail et du mot juste, ou bien de talent que sais-je? Ainsi donc ces journaux ne serviront en rien ma cause, et encore moins celle des pollinisateurs, malgré ce qu’en pensent les journalistes rencontrés,  et seront in fine plus utile pour allumer les barbecues cet été!

En fait, je ne vois pas à quoi sert ce genre d’articles plein d’approximations qui ne pointent aucune responsabilité, alors que sur ce blog tout est expliqué avec moult détails… on est jamais mieux servi que par soi même… Il suffirait pourtant parfois d’un rien pour faire la différence, comme par exemple citer la phrase exacte, surtout lorsqu’il s’agit d’un grand parmi les grands, Monsieur Albert Einstein, qui disait à juste titre « Deux choses sont infinies, l’univers et la bêtise humaine, bien que pour l’univers je n’en ai pas encore acquis la certitude… » ce qui sonne un peu plus finement que la chute de l’article de Midi Libre, se terminant par « Il y a deux choses infinies. L’univers et la bêtise humaine. La bêtise humaine est bien plus infinie. » Clap, clap, clap, coin, coin, coin, ha ha ha.

Je passe, faute de temps, l’article de 2010 sur La Dépêche, mais il y aurait vraiment matière à rigoler…

Revenons aux fondamentaux

LE VERT, LA VIE, LA VUE, ET L’AIR…


LE VERT ENCORE, L’OMBRE, LA LUMIERE, ET LA TERRE…

Et cette année, la bonne surprise, inattendue comme toute surprise, venue du côté de la pâture… chose exceptionnelle, comme le reste, un deuxième agnelage et trois petites femelles, à croquer… dans quelques mois… promesses de tendresse, et de tendresses pour les brebis, 100% plein air, 100% heureuses.

Aussi, juste parce que c’est beau, un des machaons, élevés sur carottes, éclôt en juin, éclat de juin, soufllé par un vent d’autan…
Voyage en paix, vaya con dios.

Et puis, le bleu, le gris, la pluie, la vie… prinptemps pourri ? Non, printemps béni !

ET LE SILENCE, PLEIN.

Deux poids, deux mesures ?

Voici une parfaite illustration de cette expression « deux poids, deux mesures »…
D’un coté, la Mairie de Cassagnes Bégonhès et la DDT de L’Aveyron s’obstinent à empêcher la reconstruction d’un petit appentis de 18 m² indispensable à l’installation de ma modeste ferme apicole et pédagogique, plus besoin de détailler l’histoire… ne chargeons pas la barque, certains sont plus à plaindre qu’autre chose; sincèrement je les plains, plus que je ne les déteste… bref passons. Dans ce village, les langues se délient et me confortent dans l’idée que le problème vient bien de cette mairie dont la secrétaire, Edith Delpont, pour ne parler que d’elle, me tutoyait jusqu’à récemment, non par sympathie, et m’avait dit un jour  « c’est la DDT qui protège l’environnement »… mais lisez la suite et vous comprendrez ce qu’il en est…

Là où les choses deviennent vraiment graves et franchement irresponsables, c’est que ces administrations s’accordent tous les droits en matière d’environnement, comme celui d’avoir un jour décidé de recouvrir l’aval d’un cours d’eau (toujours à Cassagnes Bégonhès), pour construire un parking… Si seulement cela n’avait été qu’une faute de goût… Malheureusement en 2007, une violente crue de cette petite rivière, l’Hunargues, qui coule justement en bas de mon terrain, à totalement inondé le village, emportant voitures et cars, ravageant commerces, habitations et espaces publiques, et démontrant l’approximation de leurs études quant aux canalisations souterraines incapables de soutenir un tel débit. Ce soir là j’y étais, et j’ai vu la nature en colère démontrer aux bureaucrates certaines de leurs incompétences… et seul le hasard de l’heure tardive de cette crue subite, a permis d’éviter d’inscrire des victimes à leur palmarès…

Mais ce qui fut révélateur de leur rapport à la nature et à l’homme par le passé, se constate aujourd’hui en bien d’autres circonstances, et se retrouve encore une fois clairement démontré par les photos qui suivent… Je m’explique : pour la réfection d’une route départementale menant au village (la D902), c’est un vrai carnage botanique et faunistique, une coupe brutale sur 3 km de long et 50 mêtre de large à certains endroits, digne des pires cauchemars d’écologistes, que la DDT de l’Aveyron a pu réaliser, sans le moindre problème, puisqu’elle n’a pas vraiment d’autorisation à demander sauf à elle même…

Cette route, sur laquelle j’avais croisé l’année dernière une biche suivie de ses 2 faons, était vraiment magnifique, bordée de chênes centenaires et d’une flore riche et variée… mais aujourd’hui, cette route est devenue un vrai champ de bataille à coup de bulldozers et de tronçonneuses… car ces gens là ont tous les droits, dont celui de détruire en quelques semaines ce que la nature met des siècles à créer, le droit de pratiquer ce genre d’écocide sans aucun état d’âme, le droit de profaner le sacré du vivant sous des prétextes abscons de désenclavement et de sécurité…

Mais, en quoi abattre des chênes et des châtaigniers centenaires par dizaines, relève d’une quelconque utilité publique, et était-ce vraiment nécessaire de ratiboiser à ce point pour la réfection d’une route départementale? Non, c’est un sacrilège, une usurpation des pouvoirs de la république pour satisfaire des besoins de sombre inspiration… les images parlant plus que des mots, je me tais et vous laisse « apprécier » le macabre spectacle :

Virage N°1


Virage N°2


Fin de portion


Et puis, un autre petit exemple dans la vallée du Viaur, zone Natura 2000, de savoir faire et d’intégration paysagère… les anciens auraient construit un mur en pierre, les temps ont bien changé, le béton c’est pratique, ça coule et ça colle… et c’est trés beau…

LA HONTE DE LA REPUBLIQUE !

Quelle est cette commune où l’on empêche quelqu’un de travailler et de monter son activité agricole?

Pour la troisième fois depuis 2003, la mairie de Cassagnes Bégonhès et la DDT de l’Aveyron, s’opposent à la création de ma modeste ferme apicole et pédagogique. En 2010, l’année de la biodiversité, je faisais déjà l’objet d’un arrêté municipal d’opposition à simple déclaration de travaux… pour la construction d’un appentis… je résume à l’extrême : recours à l’amiable rejeté, malgré une pétition signée par plus de 800 personnes, ce qui n’est pas rien. Résultat, une révision de POS toujours en cours 2 ans plus tard, et un recours devant le tribunal avec un jugement prévu pour 2014 ou 2015 (délai habituel pour ce genre de procédure)… Pour comprendre plus en détails et connaitre l’historique de ce combat, vous pouvez aussi consulter le lien suivant: Mon histoire. Pendant ce temps on laisse pourrir une situation dans l’incertitude et l’immobilisme… Je suis patient, mais j’arrive en limite légale de 40 ans pour une installation entant que jeune agriculteur. J’ai donc re-déposé une déclaration de travaux en essayant d’être très clair dans la notice descriptive ci-dessous (la 12ème annexe à joindre au dossier en 2 exemplaires…) :

<< Les bâtiments hébergent un faisceau d’activités en rapport direct avec les objectifs de préservation et de valorisation du milieu naturel.

La reconstruction d’un appentis est indispensable au démarrage de l’exploitation agricole, et participe de manière incontournable aux activités d’exploitation et de gestion de la faune et de la flore. Le travail apicole nécessitant un minimum d’infrastructure et d’investissement pour démarrer, la création d’un espace de travail et de stockage s’avère indispensable aux objectifs d’installation agricole : ces travaux correspondent à la finalisation de l’outil de travail pour pouvoir exercer le métier d’apiculteur.

Bâtiment existant : La partie habitation existante est directement liée à la surveillance et au fonctionnement des activités agricoles et d’élevage : pendant la saison apicole, avicole et pendant toute la période d’agnelage des brebis qui demande une présence permanente in situ.

Appentis à reconstruire : Les activités agricoles et pédagogiques nécessitent la construction d’un appentis pour plusieurs raisons  ;

  1. Un atelier est indispensable pour la préparation des supports des activités apicoles notamment le montage des ruches
  2. Un espace de stockage abrité est nécessaire pour le matériel apicole, notamment les hausses, et le matériel d’entretien des espaces verts, directement liés à la gestion et l’exploitation de la faune et de la flore
  3. Une structure d’accueil dans le cadre du fonctionnement des activités pédagogiques est obligatoire en cas d’intempéries

La limite d’âge pour l’installation des jeunes agriculteurs étant fixée à 40 ans, la phase d’installation progressive durant 3 années et étant âgé de 37 ans, l’installation de mon entreprise agricole dépend de cette déclaration. >>

MAIS NON, CES PERSONNES DE LA MAIRIE de Cassagnes-Bégonhès et de la DDT, NE COMPRENNENT PAS, car j’ai reçu un second arrêté municipal d’opposition (avec en en-tête République Française), … Cette fois, le Maire n’a pas signé car il était « Absent » !!! Ce Maire, Michel COSTES, s’en fout royalement, mais parle dans ses bulletins municipaux du  » bien vivre ensemble à Cassagnes  »… et cela ne semble pas le déranger d’engager des finances publiques dans des procédures judiciaires coûteuses, alors qu’il est seul décideur au final. Il semblerait qu’il ait laissé la main à son 1er adjoint, Francis Bounhol, et à sa secrétaire de Mairie, Edith Delpont, qui me considère peut-être comme un concurrent pour son fils apiculteur… Triste réalité, triste ruralité.

RDV donc au tribunal administratif de Toulouse pour une nouvelle procédure, dite d’urgence, d’ici la fin de l’année…Pour que justice soit faite et que nécessité fasse loi!

Au nom des valeurs les plus élémentaires de liberté et de fraternité, loin des petites ambitions et de la mesquinerie, je lance un appel à la solidarité et au rassemblement pour défendre le droit de tout un chacun à vivre de son travail. Pour qu’une passion, une vocation, un idéal de vie en symbiose avec la nature, puissent être reconnus. Et pour faire vivre mes enfants.

Je lance un appel à tous les soutiens pour dénoncer l’acharnement de quelques personnes, censées représenter la République française, à essayer de détruire depuis 10 ans, mon engagement corps et âme dans une démarche éco-citoyenne de protection et de valorisation d’une zone naturelle.

Pour la défense d’un rapport à la nature basé sur l’échange et le partage, je lance cet appel, et j’accuse aussi les politiques de vouloir étouffer un mode de production agricole respectueux de l’environnement au profit d’industries prédatrices polluantes et non durables.

Pour tous mes frères et sœurs pollinisateurs, et pour tous ceux qui connaissent le même genre de problème (ils sont nombreux), considérant que le combat écologique, passé à la trappe, doit être mené jusqu’au bout, je lance cet appel.

Je propose donc à toutes les bonnes volonté de diffuser largement cette histoire édifiante sur l’état de notre démocratie dans certaines de nos campagnes, en espérant qu’elle arrive au sommet de l’état, et j’invite ceux qui le souhaitent, à signer cette nouvelle pétition ICI. Merci à tous les soutiens. Toutes autres idées ou propositions bienvenues.

Une vie d’agneau

Le petit de la brebis Clochette né le 22 décembre 2011. Vers 3h du matin.

Petit mais rustique, capable de supporter en plein air, un hiver glacé comme celui de cette année, mettant tout le monde d’accord :

4 mois plus tard, il a bien profité, et profite d’une pature bénie du ciel par ce superbe printemps gorgeant les sols d’une eau abondante et salvatrice…

Mais il y a une fin à tout, et comme le soleil se couche chaque soir, mon petit agneau, je vais devoir te manger!
Me pardonneras-tu?

Printemps

Laissez moi pleurer, et sourire…

Depuis le temps que je voulais poster cette vidéo en hommage à Ali Farka Touré, j’y pensais, et j’attendais, le mois d’avril… je ne sais pas pourquoi, mais je pensais qu’il était mort au printemps… et je l’ai loupé, comme beaucoup l’ont loupé… pourtant s’il y en a un autre, qui a sauvé tous les autres, c’est sûrement lui… alors je pleure qu’il soit parti, et que ses traces de pas, dans le désert, aient déjà été soufflées par le vent… car à Niafounké, sa ville choyée, il n’est déjà plus qu’un souffle d’air dans les feuilles… Et dire qu’il a mis de coté sa carrière artistique pour devenir Maire de cette ville au nord du Mali; et jusqu’à sa mort en 2007, il y a planté des milliers d’arbres, pour reverdir d’espoir cette ville, au milieu du désert… alors en fait je souris, car ses traces seront visibles pour longtemps, et je crois que l’homme qui plantait des arbres, c’était lui.
Il s’est retiré comme il a vécu, avec l’humilité des grands, et comme sur la vidéo, l’oeil empli d’Amour… c’est le sens du mot « Diaraby », c’est le sens de cette chanson, une vieille chanson populaire de l’Afrique de l’ouest…

A+ Moebius ;-/

L’été en hiver… à Bobo Dioulasso, Bolomakoté!

Ablo!?

Voilà quelqu’un à qui je pense souvent depuis les 7 ans qui nous séparent de notre première rencontre au Burkina à Bobo; je l’ai vu fabriquer de ses mains mon n’goni que j’adore et qui sonne et résonne de vibrations positives, puis lui donner vie par sacrifices de poulets… Comme le balafon, dont je posterai bientôt des petites vidéos, cet instrument est magique, et Mister Abdoulaye Traoré en est un master chief (yes I baba!), mais c’est surtout quelqu’un à qui je dois beaucoup, qui m’a donné sans compter, mais qui a compté de par son ouverture, sa générosité et son humilité. Je te salue bien Ablo! Je te retrouve par hasard cet hiver sur le net! En janvier, toi qui m’appelais janvier!! Alors je l’espère, je te retrouve l’hiver prochain en Afrique…

Hiver

Je viens de lire « l’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono; alors il me prend à rêver, encore, et espérer que cette année charnière écoulée ait ouvert des brèches, et que des graines disséminées, s’épanouiront des forêts…
Faisons l’impossible pour préserver nos espaces de liberté et laissons nos cœurs choisir entre le probable et le possible. Bonne année à toutes et à tous.

Et pour bien commencer 2012, prenez le temps de regarder ce pur chef d’œuvre (en 2 parties) :

L’homme qui plantait des arbres 1

L’homme qui plantait des arbres 2

Automne

C’est beau la vie.

Choisir la bonne direction n’est pas facile, mais rien ne nous oblige à foncer tête baissée dans celle que nous croyons être la bonne, car les détours s’avèrent souvent très instructifs. Confronté à des choix, notre esprit nous guide souvent vers ce qui conforte d’anciens choix. Mais parfois des décisions non tranchées du passé, enfuies ou enfouies, ressurgissent et réaniment une petite partie de notre cerveau jusque là restée en latence… c’est alors le début d’un rêve oublié, qui peut se concrétiser si nous l’écoutons… pour cela il faut faire silence et se poser deux secondes. Comme un papillon butinant de belles ombelles, corolles et nigelles, affleurit d’un battement d’ailes, puis sirote un peu de nectar sans se préoccuper d’autre chose que du moment présent, avant de repartir… Que voulons nous vraiment? La paix sur terre, l’harmonie avec la nature, je ne sais pas si ce monde est possible, mais s’il existe en rêve il doit bien pouvoir se réaliser.

A petite échelle, mon rêve est devenu réalité, je suis comme suspendu, en fait je vole, je plane, plutôt j’ai l’impression de flotter dans le ciel, je n’ai plus vraiment de désir ni d’envie, plus de certitude ni de doute, plus de peur, plus de colère non plus (enfin faut voir…), pas de besoins particuliers qui ne soient assouvis par le peu que je possède, je consomme peu, je produis peu, mais bien… J’ai rêvé de trouver ma place dans la nature et elle m’a accueilli, m’a recueilli, elle m’a ouvert les sens; elle donne du sens à ma vie, de l’essentiel, l’énergie du soleil, l’essence du ciel… Le parcours n’est jamais linéaire, loin de là, regardez la trajectoire d’un papillon. Mes journées sont légères mais très actives, tantôt au rucher, tantôt en forêt, tantôt à planter, tantôt à récolter, tantôt à bricoler, tantôt à rêver… Ce mode de vie me comble de bienfaits, je n’ai pas un seul regret, et je crois même pouvoir dire que j’ai réussi à être ce que je voulais être, en accord avec moi-même. Je produis du bon miel bien sûr, mais aussi de la viande d’agneau, le foin pour mes brebis en hiver, mes propres semis et mon purin d’orties, des bons fruits et légumes, du fourage et du paillage à volonté… je produis non en quantité, mais en qualité… je suis l’illustration d’une forme de décroissance assumée, un exemple de simplicité volontaire. Et surtout je suis libre… où plutôt libéré.

Après avoir fait le constat de ce monde morbide sur ce blog, peut-être serait-il temps de faire le constat de ce monde magnifique? Mais comment donner envie sans faire envie? Telle est la vraie question, une nuance aussi ténue que celle qui sépare l’affleurement de l’effleurement…

Oh dette, tout est dans la dette, Odette.

Des problèmes de dettes qui plombent les bourses? Endettés jusqu’aux cou…illes, c’est mauvais signe; une faillite économique, voilà ce qui nous attend? Pas pour tout de suite, la récession d’abord, puis la dépression… Voici le temps de l’austérité pour la postérité. Mais c’est quoi cette sauce? Les états « souverains », créditeurs d’un système qui tient les grognons par les rognons, placent les intérêts des banques et de leurs dirigeants, au dessus de celui des Peuples… tout se met en place actuellement pour que l’on déguste… à l’aveugle… Les chefs font leur petite cuisine en famille. Je sais pas pourquoi, mais j’ai pas confiance, je la sens mal leur tambouille. Et puis, j’ai pas envie d’avaler leurs salades, pas envie d’ingurgiter leurs pesticides. Je préfère manger mes fraises au potager, quand elles sont encore chaudes de soleil.

« Ainsi donc l’Afrique doit du fric? » comme chantait Tiken Jah… mais la dette de qui, pour quoi, et pour qui ?! Pour des programmes militaires de milliards de dollars, pour alimenter la croissance et goinfrer les manitous au passage. Il est probable que le cataclysme économique qui s’annonce, remplira les poches de certains et obligera les autres à une décroissance forcée, les obligeant à assumer la sobriété et la solidarité… mais si elles ne sont pas choisies, seront-elles heureuses? Et puis suffira-t-il d’une catastrophe boursière… La bourse ou la vie? Et si les bourses ne décrochent pas, faudrait-il les couper? Un peu moins de testostérone ne ferait pas de mal à ce petit monde… de mâles et de maux.

Des dettes de partout, ça c’est bien notre époque, la vie à crédit, l’épée de Damoclès, mais faut-il avoir confiance en ce système pour s’endetter sur 20 ans! La dette envers la société, j’y crois pas trop, car les acquis sociaux, le temps les a accordés de longues luttes : des générations se sont sacrifiées pour les obtenir; c’est plutôt l’état qui nous les doit, et nous les devons aux ancêtres… c’est même une dette de sang. La seule dette que je pense avoir, est celle qui me relie à la vie, une dette envers mes Mères, à qui je dois d’être vivant. C’est à dire une dette envers la nature, ses mystères, et par extension une dette envers l’Amour, envers ma Terre mère, envers ma fille et les générations futures !

Voilà pourquoi, chaque jour ou presque, je dis merci et pardon, merci pour tout, et pardon, pour tout le négatif qu’une vie est capable de générer, et parce que si j’ai ce que j’ai, c’est que d’autres ont souffert ou souffriront à ma place, d’une manière ou d’une autre. Alors comme en Afrique, lorsque je bois un thé vert, c’est à dire tous les jours, j’ai pris l’habitude de verser quelques gouttes par terre, pour les anciens et les anciennes, pour les prochaines et les prochains…

Rêver, c’est vouloir capturer un arc-en-ciel,
Réaliser ses rêves, c’est être dans l’arc-en-ciel,
Aider quelqu’un à réaliser ses rêves, c’est être un arc-en-ciel.

Enfin ça dépend des rêves…

Qu’existe-t-il de plus beau, que le mot « arc-en-ciel »?

… dans le chêne bonzaï … il y avait une cabane…

Rêveries border-line

Je rêve d’espoir en désespoir, je voudrais mais ne veux pas, à moins que ce ne soit le contraire, je suis sur le fil du raseur, et funambule noctambule, je me dirige à tâtons dans des méandres de rêveries et de cauchemars… drôle de vie, drôle d’air, drôle de temps, l’équilibre est précaire, mais suffisant pour faire tenir encore un peu le lien et accrocher des songes au vent… comme construire une cabane dans un arbre, c’est le pied, un rêve d’enfant plongé dans les frondaisons d’un chêne baptisé bonzaï, pas petit car tricentenaire, mais ses grosses branches s’étalent comme une main vers le ciel… et jamais je ne m’en éloignerai, si Georges m’écoute, enfin pas Georges de la jungle. trop lol mdr…

Une cabane dans un bonzaï, voilà pour les rêves, pas de plus belle image pour moi… j’ai oublié tout le reste, plus d’illusion, plus d’espoir, enfin faut voir… la musique quand ça prend, un bon vieux nTm ou un petit Toots, c’est le rappel qu’on existe, qu’on se bat pour un bout de terre, qu’on se bat pour un bout de Vert, et qu’on ira jusqu’au bout… jusqu’au bout… jusqu’au bout!

Et l’appel de la nature qui prend par la main et rappelle qu’on est rien ni personne… juste un être vivant, dans son milieu naturel, hostilement hospitalier, et magique.

APPEL à la Révolution des Abeilles…LLAMADA a la Revolucion de las Abejas… Join the Revolution of bees…

Jusqu’à maintenant j’ai fait acte de résistance, en refusant de participer à cette mascarade à grande échelle que constitue ce mode de vie basé sur la croissance à tout prix… Une société tellement boulimique, qui après avoir tété goulument le lait de sa mère la Terre, assouvit son avidité en dévorant son sein nourricier, avant de se repaître de ses entrailles, insatiable de cupidité…

Ne laissons pas les bas instincts minoritaires prévaloir sur l’empathie et le bon sens… le sens commun, ce qui peut réunir, c’est que la nature est indispensable à notre survie matérielle et spirituelle; c’est pourquoi les pollinisateurs, entre autres, doivent être reconnus d’utilité publique… des alternatives existent et l’humanité les réclame; il faut les réaliser et résister contre l’oppression faite à la nature et à l’homme, et s’il faut se battre pour l’évidence, faisons-le avec discernement mais sans complaisance… et nous vaincrons!

Les petites abeilles laborieuses que nous sommes, doivent s’unir pour défendre le droit des petits contre les prédateurs et sortir le dard… une pour toutes et toutes pour une… les abeilles sont pacifiques, mais peuvent piquer au péril de leur vie, pour faire valoir leur droit à vivre dignement, même s’il ne s’agit que de survivre. Prenons exemple sur ces merveilleux insectes, soyons des pollinisateurs d’idées, butinons pour notre survie et piquons si nécessaire… notre dard peut aussi être une plume… cela va plus loin que la résistance, c’est un appel à la révolution qu’il faut lancer, une révolution mondiale, la Révolution des Abeilles!

S’il y a des obstacles, ce n’est pas l’infini,
Si cela se compte, il ne s’agit pas d’étoiles,
Si cela tremble ou s’agite, ce n’est pas une montagne,
Si cela croit ou décroit, ce n’est pas un océan,
Si cela passe sur les ponts, ce n’est pas une rivière,
Si cela se capture, ce n’est pas un arc en ciel,
Voilà les paraboles des six perceptions extérieures.

Milarepa

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LLAMADA A LA REVOLUCION DE LAS ABEJAS…

Hasta ahora he hecho acto de resistencia, rehusando participar a esta mascarada de gran embergadura que constituye este modo de vida basada en el crecimiento a todo coste.. Una sociedad tan bulimica que después de haber mamado la leche de su madre la Tierra, sacia su avidez devorando su seno nutritivo antes de alimentarla en sus entrañas, insaciable de codicia…

No dejemos los bajos instintos minoritarios prevalecer bajo la empatía y el buen sentido…el sentido comun, el que puede reunir, es la naturaleza que es indispensable a nuestro supervivencia material y espiritual, es por éso que los polinicos, entre otros, deben ser reconocidos de utilidad publica… alternativas existen y la humanidad les reclama; es necesario realizarlas y resistir contra la opresion hecha a la naturaleza y al hombre; y si es necesario batirse para la evidencia, hagamoslo con discernimiento, pero sin complacencia… y !venceremos!.

Las abejas pequeñas laboriosas que somos nosotros, deben unirse para defender el derecho de pequeños contra los animales de rapiña y sacarles el dardo… una por todas y todas por una… las abejas son pacificas, pero pueden picar con el riesgo de su vida, para hacer valer su derecho a vivir dignamente, incluso si es para sobrevivir. Tomemos el ejemplo de estos maravillosos insectos, seamos los polinicos de ideas; hagamos botin para nuestra supervivencia y pinchemonos si fuése necesario… nuestro dardo puede ser también una pluma… ésto va mas lejos que la resistencia; es una llamada a la revolucion que hay que lanzar, una revolucion mundial,  » la Revolucion de las Abejas ».

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JOIN the Revolution of Bees

Until now I refused to participate in this large-scale masquerade, this way of life based on growth at any cost… A society so bulimic, that after having greedily drunk the milk of Mother Earth, satisfies his eagerness by devouring her nourishing breasts, before to feed on her entrails, with an insatiable greed…

Do not let these minor instincts prevail over empathy and common sense… the common sense, which can unite us, it’s that nature is essential to our physical and spiritual life, that is why the pollinators, amongst others, must be recognized as a public concern… alternatives exist and humanity claims them now. We must accomplish them and resist against oppression done to nature and men, and if we must fight for the evidence, let’s do it, now, with discernment but without complacency… and we shall overcome!

The little laborious bees that we are, must unite to defend the right of the small ones against the predators, and bring out their stinger… one for all and all for one… the bees are peaceful, but can sting when their lives are at stake, to assert their right to dignified life, even if only to survive. Let’s take these wonderful insects as an example, let’s be pollinators of ideas. Let’s pollinate for our survival and prick if necessary… our stinger can also be a feather… that exceeds the resistance, it’s a call to the revolution that must be launch, a world-wide revolution, the revolution of Bees!

Histoire de karma…comprenne qui pourra…

Tellement de choses à dire, mais les mots sont parfois trop lourds… alors mieux vaut se taire… après avoir dit, à peu près ce qu’on avait à dire, en l’espace d’un an… restons en là pour l’instant. C’est vrai que ça prend du temps d’écrire, alors que cet été risque d’être chargé, d’autres rêves à réaliser, et puisque trop en dire n’apporterait rien de plus… je vous souhaite à tous, de bien bonnes vacances… règle n°1 ne pas trop forcer, le temps est trop précieux pour ne pas le savourer… je vais donc prendre quelques congés, le rôle d’un papillon n’est pas de sortir le dard, puisqu’il en est dépourvu… papillonner, tranquillement, ce n’est pas vraiment ce qu’il faudrait pour changer le monde, mais rien ne sert d’aller contre sa nature… Vivre sans espoir et mourir sans regret, voilà un enseignement bouddhiste à méditer

Juste des images accrochées sur les ailes de l’éphémère lépidoptère… pollinisateur mineur… car il est certain que les ailes de papillon, dessinées de symboles, comme les 88 des petits Diaethria, Callicore et Asterope, n’ont d’autre but que d’être offertes sans facture, comme un hymne au soleil; les papillons offrent ainsi leurs couleurs au ciel gratuitement, ils n’ont rien à vendre et surtout pas leur âme…

Et puis, force est de constater que ça n’ intéresse pas… les images… et encore moins quand il s’agit de prendre des coups… de soleil…? Certains ont essayés, de capter un peu de lumière solaire, et de la restituer, mais rien n’a vraiment changé, c’est même pire, car les prédateurs jouissent toujours, mais sous couvert de bonnes intentions, et de bonnes protections évidement. Nous en sommes toujours au même stade implacable de dualité entre la coopération et la prédation, avec un peu de vernis en plus… Qui de l’un ou de l’autre choix de civilisation l’emportera dans notre évolution d’espèce?

Je ne vais pas reposer la question essentielle, aujourd’hui résolue, du genre « comment sommes-nous arrivés là ? ». La réponse se trouve dans l’univers c’est à dire dans notre cerveau…

Née des étoiles, de l’infiniment grand et de l’infiniment petit en même temps, dans des conditions extraordinaires, la terre s’est formée par gravitation; des bactéries réalisant la photosynthèse ont pu changer la composition de l’atmosphère, puis des organismes unicellulaires sur de très longues périodes, se phagocytant, se brassant, se mutant, ont fini par sortir de l’eau sous la forme de vertébrés primitifs amphibiens; dès lors nos ancêtres rongeurs ont attendu et attendu que leur petites pattes avants se transforment  en bras et mains à cinq doigts, dont un pousse préhenseur… pour allumer le briquet… mais qu’est ce qu’on attend…

Car la vraie question serait « comment en sommes-nous arrivés là ! » La réponse se trouve non plus dans l’univers, dans notre cerveau, mais dans la terre elle-même, c’est à dire dans notre cœur…

Quelles sont les raisons qui ont mené l’humanité à ce stade abject de société moderne esclavagiste mondialisée, sous couvert de démocraties ? Car oui, ce système mis en place, par je ne sais quels mécanismes diaboliques, permet à une minorité de crouler sous les montagnes d’argent, que la majorité entasse pour eux, en ramassant quand même les miettes, quelques piécettes… Mais en cultivant le profit et l’individualisme les oppresseurs récoltent la souffrance… Derrière tout ces mots mal agencés, se cachent trop de mensonges, d’immondes ignominies, et la continuité d’un rapport de domination bel et bien hérité de l’esclavagisme… Nos richesses d’occidentaux sont avant tout celles que nous avons accaparées… Le coton hier, le coltan aujourd’hui…

Au nom de quels choix de société pouvons nous continuer ainsi?

La majorité des gens sont manipulés par un système qui leur attache des chaînes, ou plutôt des laisses au cou en leur créant de nouveaux besoins, des contraintes sociales, administratives et  politiques. Tandis que les financiers spéculent et que les cercles de pouvoirs se partagent le magot, les exploités du sud se partagent le mégot, et sont contraints au travail forcé par des besoins de première nécessité… Par impuissance et résignation, la plupart des occidentaux restent accablés dans un état d’aliénation permanent et adoptent un comportement mutant, conditionné par les couches de la société moderne et de leur vie. Ainsi la consommation peut jouer son rôle d’échappatoire et absorber les frustrations; l’impression de bonheur est parfaite mais provisoire. Simulacre de liberté…

Comme la poussière graisseuse d’une cave, une mélasse imprègne et pénètre insidieusement les yeux de l’occident, colmate les derniers pores d’une peau toxinée, et avant d’étouffer complètement, nous respirons à plein poumons d’espoirs, l’air saturé, irrespirable, suffocant d’une boucherie mal aérée.

Certes tout n’est pas totalement noir, mais si l’on considère l’amoncellement pléthorique des codes et des règles d’une société dite démocratique, ainsi que leurs incohérences, si l’on considère le spectacle affligeant des hommes qui se déchirent à tous les niveaux, pour l’argent, le sexe et le pouvoir, on ne peut ni rire tant cette réalité est impitoyable mais pitoyable, ni pleurer tant elle est grotesque. Tout ceci n’est qu’une mascarade à grande échelle…

Il en résulte une forme de déchéance mentale, de maladie incurable et invisible, une angoisse sourde et bâtarde dont on ignore la cause.

Je ne parle pas du salarié de France Telecom qui s’est immolé sur un parking à quelques années de sa retraite… car comment expliquer son geste, à 57 ans et 4 enfants… la faute de l’entreprise ? ET pourquoi pas celle du travail, et pourquoi pas celle de l’argent… Aujourd’hui on ne peut plus exister qu’à travers ces deux valeurs suprêmes… quelle misère… pour avoir travaillé dans cette entreprise, et expérimenté des rapports salariaux mortifiants, j’ai choisi de ne pas faire de ma vie ce travail, et vis versa… le choix nous l’avons individuellement… comme je choisis aussi de m’éclipser, telle la terre, le temps d’une méditation entre le soleil et la lune… tout dépend du référentiel d’observation!

Une chose est sûre, le cerveau humain a ses limites, et nul ne peut affirmer aujourd’hui, que l’Homo sapiens tend plutôt vers un développement ou un déclin de son intelligence collective. Mais aujourd’hui la vraie, la seule question est celle de la survie de l’espèce sapiens « qui sait » ou plutôt croyait savoir, et non de son intelligence. Le choix, nous l’avons collectivement, et ce n’est pas le cerveau, l’intelligence, le pouvoir de décision qui montreront la bonne direction, mais le corps, les membres, et le cœur qui devront débrancher le cerveau, et reprendre le contrôle, par instinct de survie !!! Le cœur sur la main, la main sur le cœur… A nous de choisir entre la mort ou l’amour… le matériel ou le spirituel… la prédation ou la coopération… Espérons que nos corps et nos cœurs prendront les choses en main, et retrouveront le fil d’Ariane qui nous relie à la nature, car si c’est elle qui nourrit nos corps, c’est aussi elle qui nourrit nos âmes, elle qui nous guide, elle aussi qui peut tout reprendre… Il faut bien comprendre qu’elle seule est capable de nous remettre à notre véritable place : celle de l’élève et non celle du maître…

La responsabilité de ce génocide contre les générations futures, conséquence directe de nos choix, nous incombe à nous occidentaux… pas seulement aux sales multinationales vénales. Qui des pantins ou des marionnettistes qui tirent les ficelles seront jugés par l’Histoire? Personne sans doute, juste une responsabilité collective… et encore… Et pour ceux qui ont brisé leur chaines, il va falloir être vigilent et très déterminés, pour échapper à cette société de contrôle qui se met en place, car les prédateurs de tous bords ne vont pas lâcher le morceau comme ça!

Ce qui me fait plaisir, c’est que ceux qui n’ont plus rien à perdre, n’auront rien à gagner : ceux-là même qui pratiquent déjà la sobriété heureuse, du Bhoutan à l’Ardèche, de l’Afrique à l’Aveyron, serons préparés lorsque les sociétés occidentales ayant perdu toute capacité à se suffire de peu, montreront des visages décomposés… Je ne souhaite le malheur de personne, mais il va falloir assumer celui que nous avons construit, c’est ce qu’on appelle le Karma. Le nôtre est mûr.

Injustice…

Je ne vais peut-être pas me faire beaucoup d’amis en disant ça, mais j’accepte, je voudrais dire que, voilà… je ne vais pas y aller par quatre chemins, mais bon, c’est que… allez, je le dis, je l’annonce, ok… je risque de me faire des ennemis, mais c’est pas grave, j’en assumerai les conséquences, mais vraiment, vraiment, l’injustice ça me révolte… voilà c’est dit, c’est fait… Depuis que les inconnus en avait fait un sketch, on a vu ses déclinaisons, le chômage ça m’révolte, les dictatures ça m’révolte, la guerre aussi ça m’révolte et puis le racisme bien sûr ça m’révolte! il faudrait pouvoir en rigoler comme lorsqu’on est jeune, mais le comique de répétition a ses limites, et j’avoue que le spectacle du grand désordre mondial, ne me fait plus rire du tout… et m’énerve au plus haut point; une colère qui m’innerve… Les nerfs à vif, je reste bien plus qu’indigné, vraiment révolté par tant d’injustices, même si ça peut faire sourire…

La manière dont l’information est déballée me donne le bourdon, on passe du coq à l’âne en restant bien à la surface, sans vraiment comprendre et réaliser ce qui se passe… L’orgie côtoie la misère, mais les contrastes frappants dégueulés sans tact par les médias, exacerbent les sentiments d’injustice et de colère justifiée… Franchement, quand les Syriens se font tirer dessus à balles réelles, et continuent de descendre dans les rues malgré tout, pour qu’on les écoute, c’est plutôt les balles de tennis de Roland Garos qui font la une… Encore 34 morts aujourd’hui, mais pas de pétrole? J’imagine ce que peuvent ressentir les damnés du sud, entre dégout et envie, entre rage et désespoir? Et quand un bateau bourré de migrants fuyant leur misère laisse dans son sillage des centaines de noyés, on nous rebat les oreilles avec les carnets de voyage d’un pervers au Maroc, après nous avoir bassiné pendant des semaines avec DSK, et ce n’est que le début… mais c’est vrai que ça intéresse tout ça…

La surconsommation est aussi médiatique, c’est une sorte de gavage qui s’auto-alimente, une propagande à la gloire du matérialisme. Ingurgiter, même le plus indigeste, pour ne pas trop penser… Tout est imbriqué dans le but de nous faire consommer sans trop réfléchir, sans trop choisir… Le racolage médiatique dans ce monde qui s’entrechoque, les nouvelles qui se bousculent et disparaissent sous des couches d’indifférence, me laissent dans un état de révolte qui me prend à la gorge, c’est plus fort que moi… ceux qui ont ressenti l’injustice dans leur chair comprennent ça. Certes nous sommes tous un peu responsables, mais certains plus que d’autres, en particulier les responsables politiques qui se planquent dans leur inertie avec au fond de leur pensées « Rien à foutre ! »… Au fond de la mienne, aujourd’hui c’est plutôt « Allez vous faire foutre bande d’enfoirés » et puis, la manière de parler, d’être de ces bouffons de politiciens, déconnectés, faux-culs et pédants, ça m’exaspère… j’ai juste envie de leur dire aussi : « Fermez vos gueules!… et dégagez!»…


Et n’oublions pas ce genre d’image Sarozy/Al-Assad. Complicité ou duplicité?

L’été sera chaud…

La révolte des indignés, c’est un bon début; quelque chose est en train de se passer, et ça fait plaisir, les jeunes ne veulent plus de ce vieux modèle qui a mauvaise haleine… pas de parti, pas de syndicats, pas de récupération, du neuf, rien que du neuf… et de l’utopie, de l’espoir comme seule la jeunesse en a le secret, ça rafraichit dans la chaleur ambiante… Mais le fond de l’air est brûlant, et c’est pas sûr que ça suffise… la fraicheur du matin pourrait laisser place à une certaine fièvre car…

La révolte, c’est aussi l’extrême droite qui la prépare… insidieuse. Elle germe aujourd’hui, et lèvera sur le terreau de la peur, lorsque la cohorte de problèmes auxquels nous allons devoir faire face se révèlera vraiment, peut être dans 10 ans ou demain… Le terrain est propice, asséché et durci, c’est la mauvaise graine qui pourrait pousser… uniformément… comme une réminiscence du passé, on est déjà dans la standardisation des comportements et des pensées… Et l’espoir ne doit pas faire oublier la réalité…

Mais pour l’instant ne boudons pas le plaisir de voir tous ces rassemblements se former de manière spontanée dans tous les coins d’Espagne et bientôt d’Europe… ça va bouger, enfin, les révolutions arabes ont traversé la mer, et pour l’instant elles sont toujours portées par l’espoir.  Le mien est de voir ce mouvement gagner en force et en idées pour porter des valeurs altruistes de partage équitable des richesses en pensant aux générations présentes et futures, ainsi que la reconnaissance de la diversité, au sens le plus large, comme valeur fondamentale, pour revenir à l’essentiel, et mettre en évidence le caractère sacré de la vie, affirmer des idéaux de retour à la nature et recréer les liens rompus pas seulement par nécessité, mais aussi par amour du vivant et du beau. Et si tous ne le peuvent ou ne le veulent pas, puissions-nous être les plus nombreux possible à nous lancer dans ce voyage merveilleux vers un retour aux sources… un exode citadin, l’exode des indignés, l’essaimage des abeilles révolutionnaires !

Que vive la révolution des abeilles, et des papillons!

Jah Rastafari !

30 ans déjà que Bob est mort, il aurait 66 ans aujourd’hui, et sa musique n’a pas pris une ride. S’il y a bien une personne qui manque c’est lui, l’unique, le grand, le magnifique, celui dont chacun connait le nom, mais pas vraiment la vie… connaître sa vie, c’est comprendre son œuvre… aujourd’hui il est devenu plus qu’un symbole, plus qu’une icône, il a touché et rassemblé plus de monde que n’importe qui, dans tous les pays, tous les âges, toutes les origines sociales ou culturelles… et ce n’est pas fini, son message est universel, son nom restera dans l’Histoire…

« Life is one big road with lots of signs. So when you riding through the ruts, don’t complicate your mind. Flee from hate, mischief and jealousy. Don’t bury your thoughts, put your vision to reality. Wake Up and Live »- Bob Marley

Mais de son vivant, il était souvent considéré comme un moins que rien, et même de nos jours, il fait encore rigoler des gens… Depuis toujours, des révoltés se sont battus pour des causes justes, souvent méprisés dans leur rebellion, avant d’être reconnus par les braves gens et récupérés par les opportunistes. Même Sarkozy se revendique de la résistance… Mais entre chiens et loups, les opprimés auront aussi gagné en courage, en unité et en force.

« Emancipate yourselves from mental slavery, none but ourselves can free our minds!  » – Bob Marley

Om Mani Padme Hum

La vie bat son plein dans la nature en ce mois de mai, et la survie du même coup, chaque plante cherche à tirer profit d’une ouverture vers le ciel, mais l’eau manque cruellement et les racines peinent à alimenter les jeunes feuilles. La sécheresse est sévère, l’absence de pluie depuis… trop longtemps… et des chaleurs précoces, doublées de ce vent d’autan qui rend fou… font que nous sommes en avance de presque 1 mois sur la saison… et le ruisseau qui coule en bas est au niveau d’un mois d’août sec ! La sécheresse devrait perdurer, et si l’été est caniculaire, ça va être une désolation… je n’ose pas imaginer la Terre dans 50 ans, l’effet de serre va s’amplifier, le climat sera de plus en plus erratique, et les ressources en eau s’appauvrissant… mais le pire n’est jamais sûr…

L’air du temps est sec, mais l’atmosphère lourde et chargée d’électricité, ça sent l’orage, celui qu’on attend, celui qu’on redoute aussi… Pour l’instant les révolutions piétinent ou se font piétiner par des pouvoirs corrompus, les égyptiens sont oubliés, les tunisiens refoulés, les libyens philosophent avec BHL, et les syriens se font tuer… Franchement, où trouver de l’espoir, juste un peu d’eau pour arroser nos racines… J’ai acheté une bible et un coran, on ne sait jamais, la Bagavad Gita je l’ai déjà lu… plus par curiosité et pour l’histoire, car en fait je connais une rivière d’eau limpide, où l’espoir coule de source, et une noble racine, Kalou Rinpotché, parti le 10 Mai 1989, il y a 22 ans, il a aujourd’hui 21 ans …


Mascarade à grande échelle…

Comment ne pas être effaré devant la grande ronde médiatique et le tableau qu’elle dresse de notre époque; d’un coté la farandole de la haute aristocratie, réunie pour la gloire du prince d’Angleterre, le triomphe des privilèges de l’argent, et tous ces gens en admiration, ça donne la nausée, car de l’autre coté c’est du sang et des larmes qui coulent à flot, pas du champagne…

Il semblerait que la victoire de « l’axe du bien » soit acquise, d’un coté le diabolique Ben Laden est mort, abattu sans procès… belle illustration d’un état de droit, dans le style de l’exécution de Sadam Hussein, ça rigole pas chez les cowboys… le nom de code « Géronimo » est révélateur, et dire qu’Obama est prix Nobel de la paix. J’avoue avoir du mal à comprendre… tandis que de l’autre coté, un saint est né, le saint pape Jean Paul II sous le règne duquel des prêtres ont commis les pires actes, et combien de victimes du sida aurait pu être évitées grâce à la capote, si le saint ne l’avait pas déconseillée… Comment a-t-on pu en arriver à ce stade de confusion généralisée et d’hypocrisie chronique?

Et quand je vois en plus que Mugabe, sanguinaire dictateur du Zimbabwe, peut tranquillement parader au Vatican, là non plus je ne comprends pas… Et dire que ce despote, salué il y a 30 ans en libérateur du nouveau Zimbabwe, a saigné à blanc son peuple. Le grand Bob en personne s’y est laissé prendre, et a chanté chez le général « Every man’s got the right to decide his … own destiny! » Mais c’est classique, les plus pures révoltes sont souvent récupérées et dévoyées à des fins qui n’ont plus grand chose à voir avec leurs commencements…

Imposture !

Voilà que la mairie de Cassagnes, après avoir bloqué l’installation de ma modeste ferme apicole et pédagogique, en 2010 souvenez-vous, l’année de la biodiversité, se prend maintenant à aimer l’écologie et les abeilles… Oui, vous avez bien lu! En effet, en ce dimanche de Pâques la municipalité organise une petite fête autour de l’écologie : Festi’jardin, avec en haut de l’affiche, tenez-vous bien, ça donne envie : un moustachu à lunette, avec un écureuil sur l’épaule, qui passe la tondeuse, et symbole suprême, une abeille le regarde… Moi, je sais ce qu’elle se dit : « Mais qui est ce couillon qui coupe les fleurs de ma prairie »… Et en bas de l’affiche pour en rajouter encore un peu, une ruche ! N’est-ce pas effarant d’hypocrisie ? Mais également bien sournois lorsqu’on sait qu’une procédure devant le tribunal administratif de Toulouse est toujours en cours, et que la mairie me demande au passage de payer une amende de 700 euros…

Jusqu’à maintenant, ce village pouvait s’enorgueillir d’accueillir tous les ans, le rallye du Rouergue, à fond la caisse, moteurs pétaradants, crissements de pneus et odeur d’essence pendant 2 jours, est-ce bien raisonnable… moi, le lendemain je ramasse les canettes de bière et les barquettes de frites le long de la route… Mais cette année on passe au vert avec Festi’jardin, on fait du « green washing » comme diraient les anglo-saxons. Y aurait-il des élections municipales bientôt? Il faut bien se refaire une image, après avoir été « la mairie qui a bloqué l’installation d’un apiculteur ». Ne laissons pas ces imposteurs s’en tirer à si bon compte, résistons et amusons-nous un peu…

Oh Burkina, Afrique de mes meilleurs souvenirs… Barka! Initié!

Jamais ailleurs, je n’ai rencontré autant de vibrations positives, autant de gens extra-ordinaires, aussi vivants et généreux dans leur rapport à l’altérité, et je pense qu’il est parfaitement logique que nous soyons là-bas nous-même généreux. Même si, loin de moi la crédulité, les comportements ambigus des blancs en Afrique sont souvent intéressés, les africains considèrent aussi largement les toubabous (les blancs) comme des distributeurs de cadeaux… Et oui, tout est gâté par l’argent ! Enfin presque, car lorsqu’il n’en est pas question, tout prend un autre sens, un sens véritable : Au pays des hommes intègres, j’ai passé des moments magiques et gratuits avec des blancs comme des noirs, tous voyageurs, souvent artistes, parfois poètes… je me souviens d’un vieux père habitant un village isolé, qui était venu à la rencontre de notre bivouac de romanichels avec une joie communicative, vêtu d’un gros blouson sous un « soleil moribond » car il aimait les mots, voulant connaître chacun de nos prénoms et savoir « la motivation qui pousse, comme ça, à sillonner le monde ». Avec lui, nous avons discuté simplement mais avec poésie, une partie de la nuit, avant de nous endormir en sa compagnie, à la belle étoile…

Des rencontres d’un jour ou d’une semaine, autour de thés verts et d’herbes sauvages, juste pour échanger, pour communier, pour dire à l’autre qu’on est là, ça a été ça mon Afrique, et c’est pas dans un hôtel qu’on peut la trouver… Car bien sûr, pour comprendre vraiment, il faut partager son bâton (sa cigarette), boire, échanger, manger, vivre ensemble, dormir sur la natte à même le sol africain, et avoir confiance pour se laisser emporter et remuer les entrailles aux sons des percussions, pour ne plus jamais être le même, libéré de notre vanité à croire que nous sommes bons et méritants… il faut palabrer avec le balafon sous les manguiers, écouter chanter le n’goni et son maître, Abdoulaye Traoré dit Ablo ou Yaya de Bobo, et puis rencontrer le temps africain, un peu comme on refait connaissance avec la nature quand on l’avait perdu de vue, car trop égaré dans une vie de béton. Pas question non plus d’idéaliser, l’Afrique est aussi dure que la nature, aussi dure que la vie, mais c’est bien souvent la manière dont on l’aborde, qui va la rendre féconde, ou pas… A trop convoiter le diamant, on s’y casse les dents. Au Burkina, on entend souvent « doni doni, petit à petit, l’oiseau fait son nid ». Alors à mes amis du Burkina, j’envoie ces quelques mots, tenez bon, ça va aller…

Et toi Blaise Compaoré, dictateur de malheur, tu ne mérites même pas la balle pour exploser ton cœur de pierre, tu ne mérites même pas la pierre pour fracasser ton crâne de petit vautour, tu mérites juste une cellule bien sombre et bien étriquée comme ton cerveau comprimé de percnoptère débile. Tu crois ne rien avoir laissé de ton rival, Thomas Sankara, tu te trompes, et tu vas payer de ton sang celui que tu as fait couler! Celui aussi de Black So Man, artiste engagé et assassiné comme de nombreux autres, qui te disait déjà en 1999: « tes doigts sont tachés de sang ».

Shit aux schistes et sus aux frelons !

Le gouvernement renonce aux gaz de schistes, grâce à une mobilisation efficace et des vrais représentants du dossier comme Bové et Nicolino, sans oublier le film Gasland, mais restons sur nos gardes quand même (rdv le 10 mai…) et soyons lucides, il est évident que le gouvernement a retourné sa veste, non par conviction, mais pour ne pas perdre encore plus d’électeurs… et pour faire d’une pierre deux coups, avec Borloo ex-futur candidat en 2012, qui avait signé les permis d’exploitation en douce, pour ensuite s’y opposer… petite pirouette, pauvre girouette… ce dossier n’est pas enterré, car les soiffards de dollars iront chercher des gaz et pétroles de schistes ailleurs, alors tâchons d’être unis et solidaires sur ce front, et sur les autres…

Tiens, celui des abeilles au hasard, je ne sais pas chez vous, mais je ne vois pas beaucoup de butineuses en ce printemps 2011 … bizarre ce mois d’Avril… La pétition d’Avaaz « Save the bees » a récolté plus d’un million de signatures, ce qui permet d’exiger des lois au niveau européen ! Forçons les politiques à s’attaquer aux problèmes liés à cette hécatombe apicole et agricole en général, au même titre que la question voisine des énergies, portée par la catastrophe nucléaire au Japon.

Le parallèle s’impose pour les abeilles, car c’est aussi un tsunami de frelons asiatiques, qui déferle en France et bientôt dans toute l’Europe depuis l’épicentre à Bordeaux en 2002, et qui risque de donner le coup de grâce, pour des milliards de pollinisateurs déjà bien fragilisés, et pourtant clefs de voûte de la biodiversité. N’attendons pas une nouvelle catastrophe en chaine pour réagir, car c’est bien une réaction en chaine biologique qui risque de nous péter en pleine face, si la disparition des abeilles se confirme…

Pour la semaine du « développement durable »…

Si, si, on s’est fait enfumer avec le « développement durable », moi le premier. Je pensais qu’avec les sommets de Stockholm en 72 et de Rio en 92 on avait fait de grands pas… j’ai même cru que le protocole de Kyoto et le sommet de la terre à Johannesbourg en 2002 allaient se traduire en actes… mais force est de constater que rien n’a changé et que les objectifs ne sont pas atteints ! On s’est fait entuber et avec le sourire en plus 8->… Tous ces sommets et concepts porteurs d’espoirs n’ont été que des pantalonnades visant à nous endormir; dormez braves gens, on s’occupe de tout. C’est le même genre d’entourloupe avec le grenelle de l’environnement…Voilà le résultat en 2011, aucun progrès sur le plan de la biodiversité, des énergies, de la pollution, De la gestion des eaux, de la pauvreté… Faisons le deuil de ces espoirs irréalisés et de ces promesses non tenues |:~[ et reprenons notre destin en main !

Il ne suffit pas d’avoir une idée, la traduire en acte est une autre paire de manche, passer de la théorie à la pratique n’est pas chose aisée… et encore ce n’est qu’un premier pas… Ensuite le plus dur reste à faire, il faut tenir la route, il faut de l’endurance, être pugnace, être tenace… Ce qui est dur n’est pas de commencer, mais de continuer. C’est le plus difficile, et rien n’est jamais acquis, comme dirait le poète J. S… Ne pas perdre son âme, garder ses motivations, ne pas s’endormir sur de provisoires victoires, rester en alerte, critique et vigilant. Le chemin est long et semé d’embuches… le noble octuple sentier n’est pas un parcours de santé…

1 La compréhension juste
2 La pensée juste
3 La parole juste
4 L’action juste
5 Les moyens d’existence justes
6 L’effort juste
7 L’attention juste
8 La concentration juste

Faites vos jeux…

…rien ne va plus, cette fois on y est, les réacteurs ne sont plus étanches, mais les japonais restent dociles et bien disciplinés; c’est bien d’être zen, mais quand le calme n’est que fatalisme, c’est que le naufrage n’est pas loin… le grand bateau prend l’eau et les brèches ne peuvent plus être colmatées… Ne laissons pas les responsables prendre la fuite en accaparant les radeaux de sauvetage. Si les rats quittent le navire, il faut les attraper et les juger devant un tribunal international pour crime contre la planète et contre notre humanité… En premier le patron de Tepco qui s’est planqué pendant deux semaines sous prétexte d’être malade! Mais qu’attendent les japonais et les peuples de tous pays pour se révolter et prendre leur destin en main ? Sur le nucléaire, l’Allemagne donne l’exemple, suivons-le. Sur un autre front, les pays arabes montrent la voie, prenons modèle sur eux pour une fois; même aux États-Unis, les fonctionnaires du Wisconsin s’en inspirent et le revendiquent!

Et aussi regardons bien comment cette catastrophe nucléaire majeure est gérée, à tous les niveaux, et n’oublions pas, c’est tout bonnement incroyable, presque surréaliste. Je plains ces bonshommes en tenue blanche, qui cherchent à refroidir des réacteurs nucléaires avec des lances à incendie… autant pisser dans un volcan… Les bonnes idées fusent, comme utiliser de l’eau de mer pour se rendre compte que c’est corrosif… C’est du bricolage tout ça, ça me fait penser aux pitoyables tentatives de colmatage de la fuite de brut dans le golf du Mexique… avec des boues industrielles ! Ce sont des amateurs qui ne maitrisent rien du tout !!! Ces sagouins en foutent partout, nappes phréatiques, rivières et océans… pire que des porcs dans leur lisier ! ET c’est pareil dans tous les domaines liés à l’énergie, à la surconsommation et son business : des pesticides aux Ogms, des agrocarburants aux huiles de palme… Et puis les gaz de schiste, et puis les bombes à l’uranium appauvri, et puis, et puis, et puis merde!! Ce sont des arnaqueurs qui ne maitrisent rien du tout !!! Les responsables des multinationales qui dévorent notre planète sont des fous dangereux, et les politiciens qui dirigent notre monde sont des pantins irresponsables ! Il faut les attraper et les juger devant un tribunal international pour crime contre la planète et contre notre humanité Certes, nous sommes tous un peu coupables, mais certains plus que d’autres, en particulier ceux qui exploitent sans vergogne les ressources de notre planète, et par la même, les peurs et les désirs des gens bloqués dans une vie déjà bien lourde à porter…

Hommage au peuple lybien

Voilà que la troisième Révolution aurait pu être écrasée dans le sang… enfin, c’est ce que disent les gens qui savent… Quelle aurait été l’issue du combat sans l’intervention des nouveaux révolutionnaires que sont devenus nos dirigeants occidentaux…?  Que dire… je ne sais pas… La victoire n’est jamais sûre… mais la défaite non plus !

La résolution de l’ONU montre quand même bien des failles : tout d’abord la trop longue inertie, suivi d’un réveil soudain ressemble surtout à de l’opportunisme. Et qui pourrait croire à de la philanthropie ? Je résumerais en disant que l’empathie ne fut qu’apathies, puis appétits … De toute façon, cette révolution relayée par les occidentaux reniflant le pétrole, a perdu de son essence… Alors, en hommage au peuple libyen et aux vrais révolutionnaires, je citerais Philippe Claudel :

« Pour les prochains, afin qu’ils ne soient pas les suivants… »

Belle et cruelle ?

La nature peut aussi être cruelle, preuve en est avec le Japon… Mais est-elle plus cruelle avec nous, que nous le sommes avec elle ? Rien n’est moins sûr… Ce qui est certain, c’est que les conséquences des catastrophes naturelles sont largement aggravées par la faute de l’homme.  Par exemple, le phénomène de crue subite des rivières est fortement amplifié par les pratiques de l’agriculture moderne : drainage des champs et disparition des zones humides, remembrement et coupe des haies etc… Ces pratiques sont dictées par la rentabilité et la recherche de profit… on en revient toujours à la même motivation primaire : la vénalité, et son mode d’expression contemporain, à savoir l’ultra libéralisme.

Concernant le Japon, il apparaît progressivement que le secteur industriel nucléaire nippon, géré par des intérêts privés, a privilégié les petites économies à la sécurité en accumulant les erreurs, depuis la construction répondant à des normes insuffisantes, jusqu’à l’exploitation et la maintenance. Sur un domaine aussi sensible, c’est gravement irresponsable. Alors, ne blâmons pas trop la nature, mais tous ces décideurs de notre avenir et ces hommes d’affaires assoiffés de retour sur investissement! Et blâmons aussi nos modes de vies, car rien de ceci ne serait arrivé, si notre boulimie énergétique, à l’image de la ville de Tokyo, n’était aussi exagérée, sans parler des alternatives non réalisées ! Pourquoi faut-il toujours que des catastrophes surviennent pour prendre la mesure de nos actes, ou de nos actes manqués ? Et encore, c’est presque jamais le cas : point de logique de correction, encore moins de principe de précaution…

Pourquoi faut-il attendre de tomber malade pour se dire, il y a un problème ? Cette société est malade, mais les nantis sont trop conditionnés pour s’en rendre réellement compte, et de toute façon trop corrompus pour y remédier. Pardon, mais il n’y aura probablement pas de révolution collective, juste des révolutions individuelles, et le changement se fera par la force des choses, quand la maladie sera en phase terminale et qu’il sera peut-être trop tard… c’est à dire maintenant ? Comme pour me convaincre, je disais qu’un sursaut d’humanité allait renverser ce système pourrissant sous l’amoncellement pléthorique des codes et des règles… je précise maintenant qu’il ne sera pas dicté par l’espoir, mais plutôt par la colère!

Pour finir positivement quand même, il est peut-être encore temps, et on devrait presque remercier notre Terre d’avoir tremblé, car elle pourrait mettre un coup d’arrêt précoce à la reprise de la croissance effrénée, en faisant s’écrouler la troisième puissance économique mondiale… et par effet domino, ce qui reste de l’empire du capitalisme, enfin peut-être…

Les citrons volent !

Eh oui ! Pour ceux qui ne les auraient pas remarqué, les citrons sont sortis de leurs sommeil hivernal. Je veux bien sûr parler de ce magnifique papillon à la robe jaune. Et alors me direz-vous ? ET ALORS C’EST BEAU ! Oui, la nature c’est beau, et on a tendance à l’oublier, à voir sans regarder… Déjà en hiver c’est beau, mais alors au printemps c’est magnifique; toutes ces odeurs et ces bruissements, toutes ces petites feuilles et ces milliards de fleurs prêtes à s’épanouir, tous ces insectes et ces oiseaux, je les aime. Le réveil de la nature à cette époque est un des plus beaux spectacles qui soient, pour qui sait observer, sentir, ressentir… le bonheur est dans la nature ! Cette énergie et cette force de vie produit dans mon cerveau une calme euphorie, une douce mélodie, une tendre promesse…

De l’autre coté, le spectacle est affligeant d’hypocrisie et de mensonge. La grande bouffonnerie politique continue. Et quelle arrogance de ce gouvernement qui se la joue solidaire avec les peuples révolutionnaires, après avoir fricoté de près avec les dictateurs déchus! Ce gouvernement, et les politiciens en général, n’ont aucune légitimité à s’associer de près ou de loin à ces révolutions. Alors qu’eux aussi prennent leurs bagages et qu’ils dégagent…

Contre le démantèlement des services publiques, contre les lois liberticides comme LOPPSI2, contre l’exploitation des gaz de schiste et tellement d’autres sujets, continuons à nous mobiliser. Contre toutes les tentatives d’étouffer notre humanité et contre toutes les manœuvres cherchant à presser toujours plus le citron, soyons prêts ! C’est le printemps des révolutions…

Soyons des pollinisateurs d’idées…

Des messages de soutien me parviennent ici et là et demandent souvent « Que pouvons nous faire pour vous aider ? ». Pour mon petit problème administratif, je dirais que la solidarité est la meilleure aide qu’un combat puisse recevoir. Merci à tous les soutiens. Je ne suis qu’un simple pollinisateur d’idées, un papillon de surcroît, donc peu efficace, qui aurait besoin de relais… chacun fait ce qu’il peut, mais tous ensemble nous pouvons beaucoup, car les petites rivières font les grands fleuves ! Chacun a son rôle à jouer. Le texte de l’Appel à la Révolution des Abeilles peut être largement diffusé par exemple; vous pouvez aussi lire les articles et laisser des commentaires… mais je sais bien que notre mode de vie, bombardé d’informations, nous habitue à survoler les phrases, alors écrire en plus…! Mais bon, si on consacre au moins 10 minutes par jour à regarder des pubs à la télé, on peut bien prendre 5 minutes à lire un texte de qualité, non? Pour ma part, je dispose du plus grand confort qui soit, le temps, et en plus je n’ai pas de télé…

Alors, je vais développer le concept tranquillement, chercher, méditer en mon fort intérieur et travailler en réseau, pour faire vivre et grandir cette idée de Révolution des Abeilles. Grâce à cet outil révolutionnaire qu’est le Net, la Révolution des Abeilles a pris un modeste envol, mais pourrait aller beaucoup plus loin… et ça m’étonnerait qu’elle soit abattue en plein vol, car la balle traverse l’essaim sans le disperser, il se reforme, invulnérable et solidaire !

Ne portez pas trop d’attention à la forme, mais au fond, à l’intention; il y aurait tellement de choses à dire, alors essayons d’être clair et concis, de toucher les âmes et non l’intellect; de nombreux spécialistes théorisent et expliquent parfaitement le fait que nous ne vivons pas en démocratie, mais dans un système de manipulation des masses basé sur un pouvoir omnipotent de l’argent… dont découlent un esclavage moderne et une souffrance généralisée… Nous devons continuer sans relâche à nous attaquer à ce système très vicieux et démanteler ses mécanismes pernicieux.

Et maintenant l’Egypte …

Voilà qu’aujourd’hui le 01/02/11, un nombre incalculable de Révolutionnaires sont descendus dans les rues du Caire ! Nous sommes tous avec eux, solidaires et pleins d’espoirs ! La Tunisie a montré la voie, l’Égypte emboite le pas, et bientôt d’autres vont suivre; nous vivons de magnifiques instants historiques, qui vont marquer les esprits et les cœurs… et ça doit battre fort dans certaines poitrines aujourd’hui, nous vibrons aux rythmes de ces battements de cœurs, qui nous disent que l’heure a sonnée…

Il est temps que les règnes arbitraires des régimes archaïques se transforment en démocraties, même si celles-ci ne sont que des leurres; ce serait au moins une première étape vers une transformation plus en profondeur de nos fondements… Espérons que ces progrès ne nous fassent pas perdre de vue les vrais enjeux de demain. Espérons aussi que les opportunistes de tous bords ne récupèrent pas ces mouvements populaires, qui sont sains et contiennent nombre de symboles essentiels. Même s’il y a eu des centaines de morts, on peut dire que ces révolutions portent en elles la non-violence (ce qui n’exclut pas la combativité et le devoir de réaction). La première des violences est celle faite aux Peuples, et il ne faut pas que la rage qui en découle se transforme en haines et en passions destructrices, mais bien en actes de création…

Espérons qu’il en soit ainsi dans le temps, et que ces deux premières étapes donnent le ton, car elles ont vertus d’exemple. Le chemin sera long vers la Révolution des Abeilles,  mais elle est en marche. Il faudra cependant aux fausses démocraties occidentales, beaucoup de lucidité et de détermination pour se remettre en question… Gardons en mémoire la nécessité de préserver notre planète pour les génération futures, et notre dette envers les combats humanistes des générations passées, faits de sacrifices… Solidarité inter-générationnelle c’est évident, mais aussi internationale : que l’on soient des abeilles ou des papillons, soyons des pollinisateurs d’idées et soyons unis dans la diversité, pour le bien des Peuples et non pour l’enrichissement des élites !

Que vive la Révolution des Abeilles !!!

La Révolution en marche !

La Révolution est en marche, grâce au courage, à la lucidité et la ténacité du peuple Tunisien… il y a des similitudes… Le ferment de ce soulèvement populaire est bien le droit à travailler, même s’il ne s’agit que de survivre… Quelle différence y a-t-il entre un vendeur de légume à qui on cherche des poux, et un apiculteur à qui on met des bâtons dans les roues ? Réponse : la liberté d’expression…Pardon pour la comparaison, il est évident que nos souffrances d’occidentaux sont sans commune mesure avec celles des pays pauvres. Mais ici nous pouvons les dénoncer. Et les médias s’interrogent sur une possible contagion de la révolution dans le monde arabe…??

Mais dans bien d’autres pays, des révoltes pourraient aussi se métamorphoser en révolutions… Le droit fondamental à vivre dignement, à disposer du minimum vital est bafoué pour la majorité des terriens, tandis qu’une poignée se gavent ! Cette situation est généralisée du nord au sud, de l’est à l’ouest. La colère justifiée des Peuples pourrait faire vaciller le système capitaliste mondialisée, ce colosse aux pieds d’argile, que nous savons maintenant être une oligarchie ploutocratique, c’est à dire le pouvoir aux riches et aux élites… pas aux Peuples !

Revendiquons le droit de tous à vivre dignement, et si cette société ne le permet pas, changeons-la. Si ce système accroît la pauvreté et les injustices, renversons-le. Si nos modes de vie gaspillent les ressources, mettant en péril la biodiversité et la survie des générations futures, métamorphosons-nous ! Que vive la Révolution des Abeilles ! Une révolution mondialisée !

11 – 01 – 11 ! Bonne année à tous les pollinisateurs ! Qu’elle soit sereine dans un monde qui s’écroule…

Et plus propice que la précédente… Propice aux bonnes surprises !? Espérons le, car elle ne s’est pas terminée de cette manière pour nous, mais avec un joli cadeau de Noël de la part du Tribunal administratif de Toulouse, reçue le 23/12 … une demande de mémoire… ce qui signifie que nous devons présenter, en plus de la Lettre de recours, un dossier de défense contre celui de l’avocat de la commune, dont l’argumentation ponctuée de dizaines de points d’exclamations, explique en quoi mes activités pollinisatrices « ne sauraient être autorisées » et que je suis un vilain hors la loi… terminant ce brillant exposé des règles applicables en matière d’urbanisme par un éloquent « Plaise au président »… de me condamner à payer une amende de 700 euros », soit une fois et demi mon salaire de pauvre… Quelle grandeur d’âme, quelle hauteur de vue … lamentable, ça m’évoque l’image d’une flamme hors de l’eau, comme il y en a beaucoup, qu’une main chercherait bêtement à noyer… Le changement de Plan local d’Urbanisme ou la décision du tribunal ne viendront pas avant plusieurs années, ce qui signifie que même si je gagne, mon installation apicole est légèrement compromise à cause d’une bande d’aptères zélés !!!

Alors que faire ? Se défendre et combattre quand même, en pensant à ce qui est grand, à la nature, à ceux qui nous inspirent et nous éclairent, à Louna dont le petit caractère vivifiant est comme un papillon fugace qui tourbillonne et étourdit de bonheur. Ce projet lui est dédié, alors je vais lutter et résister toujours; même si le combat semble inutile et perdu, je l’ai déjà gagné dans ma tête… On va s’amuser un peu, Et je préviens les larves de teignes qui rongent les cellules d’abeilles, il y aura des dégâts collatéraux ! Œil pour œil et dard pour dard ! Il n’est pas dit que l’humanité et les pollinisateurs s’éteindront sans panache…

Nous vivons dans un bien doux carcan de velours, bercés par la litanie médiatique, les chuchotements des uns ou les discours lamentables des autres; la propagande des nouveaux seigneurs consiste à défendre ce qui est inattaquable, comme la démocratie par exemple, mais d’en bafouer sans cesse les principes. Et si Gbagbo a inversé le vote populaire parce que les résultats ne lui convenaient pas, c’est normal, c’est ça la démocratie, nos dirigeants ultra libéraux actuels ont fait la même chose en retournant les résultats du référendum sur l’Europe.

Alors que les pires machiavélismes aux plus haut niveaux sont attisés par de gros appétits de frelons, que dire de cet acharnement à empêcher l’installation d’un jeune agriculteur ? C’est simplement mesquin. En plus d’être mortifère. Mais l’adjectif qui convient le mieux est : « mortifiant ». Nous vivons dans un système mortifiant (déf. : « Qui mortifie, qui humilie l’amour propre et cause la confusion »)

28 novembre 2010 : Ils arrivent…

L’automne est déjà terminé, l’hiver et le froid sont dans la place… cette année, les saisons ont été quelque peu anarchiques: long et froid hiver neigeux, court printemps de pluie, été de feu sans goutte en juillet et août, court automne de pluie; et l’hiver précoce s’est posé comme une chape… les feuilles résignées ont laissé apparaître les silhouettes des bois, dont celle posée en haut d’un chêne, d’une grosse tumeur de papier mâché, c’est un nid de frelon asiatique… les voilà à notre porte, que la fête continue… les apiculteurs perdent en moyenne entre 30 et 50% de leurs colonies chaque hiver, depuis 2-3 ans tout s’accélère, et cette espèce invasive pourrait bien donner le coup de grâce. Quel éleveur peut se permettre de perdre la moitié de son cheptel chaque année ?

Depuis 2004, année où une reine fondatrice, cachée dans un pot à Bonzaï, a débarqué à Bordeaux, la sale bête s’est propagée à grande vitesse dans toute la France, par millions… Aucune mesure gouvernementale n’est prise. Pourtant ce sont des clandestins, et par ailleurs des terroristes, qui pénètrent dans les ruches d’abeilles à plusieurs, enlèvent des larves, des ouvrières, et les mangent à un rythme effréné, en septembre surtout, où une colonie de plusieurs milliers d’abeilles n’a aucune chance… « ils viennent jusque dans nos foyers, manger nos filles et nos compagnes, aux armes etc… »  Ah ! la Révolution des abeilles ! Un bien joli rêve non? Rêvons, continuons à rêver… Les pollinisateurs sont en sursis et nous aussi… le réveil va être brutal.

12 octobre 2010 : Et maintenant…?

Pendant qu’une ferme porcine de quelques 600 porcs, disons une porcherie intensive, est en passe de s’implanter dans le Parc des grands Causses, à quelques dizaines de kilomètres d’ici… je suis de mon coté, toujours sous le coup de l’arrêté d’opposition municipal (en cours de recours en annulation devant le Tribunal Administratif… à suivre). Mais que veut on faire de cette région magnifique ? Des projets aberrants voient le jour tout le temps dans ce département ! A moins que la justice annule cet arrêté absurde et en plus erroné, ce serait la cerise sur le gâteau, d’une année de la biodiversité qui est surtout celle du foutage de gueule généralisé… la mascarade à grande échelle continue… le bilan sera à la hauteur de l’enjeu : entre les 780 millions de litres de brut écoulés dans le Golf du Mexique (127 millions ont toutefois pu être récupérés), entre les feux de forêts monstrueux en Russie, conséquence des choix politiques de Poutine visant à réduire la protection de ces zones, entre la pollution lourde du coté du Danube (1 million de mètres cubes de boue rouge très toxique), je crois qu’on est déjà bien partis pour battre cette année, des records de biodiverticides…

Pour ma part, je vais me convertir dans l’élevage de chats ! Alors bienvenue à mes deux drôles de petits chatons Miss Tigri et Mister Tigrou…

16 septembre 2010 : Atterré mais pas altéré.

Il faut savoir perdre, et extraire le positif d’une situation d’échec. Je voulais être une abeille et apporter mon labeur à l’intérêt général… je ne serais qu’un papillon… et c’est très bien, j’adore la liberté et la solitude… En vérité, je me sens léger, car le travail de damné qu’exige l’apiculture professionnelle m’est épargné… ma nouvelle vie de lépidoptère, sera ce que le vent d’autan en fera, la plume à la bise et pas entre les fesses. De toute façon, cela ne m’empêchera pas de continuer à vivre ma passion pour la nature, faute de pouvoir en vivre, tant pis pour la ferme apicole et pédagogique… une bonne cinquantaine de ruches suffira largement pour une petite production de qualité… strictly roots… et ce qu’il y a de plus précieux, l’amour, la santé et le temps pour en profiter, je les ai, le reste est superflu.

Vous l’avez compris, enfin, la réponse de la préfète, est arrivée…. Je m’étais préparé et je ne suis pas  déçu… malgré le soutien du ministre de l’urbanisme et d’un conseiller régional, mon recours gracieux est rejeté… Je suis écœuré par tel manque d’esprit de justice et de conscience… En tous cas, j’ai la réponse à la question « suis-je un indésirable? ». C’est dans l’air du temps. Le mépris. La mesquinerie et l’arrogance chronique de cette grande Babylone me glace, mais les résistances à la morbidité ambiante sont nombreuses et réchauffent l’âme…

La santé spirituelle est proportionnelle à la capacité d’être magnanime, de donner beaucoup et d’exiger peu, comme la Nature nous l’enseigne. Mais l’égo de l’homme a tendance à inverser le peu et le beaucoup… cette dyslexie capitaliste engendre la sourde et bâtarde cupidité de notre civilisation. Cette société est malade. Un sursaut d’humanité va renverser ce système pourrissant sous l’amoncellement pléthorique des codes et des règles. La révolution des abeilles et des papillons est en marche. Que vivent les pollinisateurs.

27 Août 2010 : Du négatif avant la rentrée ?

Toujours aucune nouvelle ! L’arrété d’opposition a été pondu en moins de 4 semaines, mais aprés avoir remué ciel et terre pour trouver du soutien, et avoir obtenu une réponse favorable du Ministre chargé de l’urbanisme, il y a plus de 2 mois, toujours aucune réponse de la part de la préfète; mais je commence à avoir l’habitude maintenant, car l’absence de retour a plutôt été la règle que l’exception… j’ai vraiment l’impression d’être considéré comme une daube… enfin plutôt une sous daube, car d’aprés ce que j’ai compris, l’hypothétique réponse ne me sera même pas envoyée directement, mais au conseiller régional qui a demandé un RDV, il y a 2 mois aussi, sans l’obtenir… allez c’est pas grave, le plus important est d’espérer que  la Mairie change le POS… dans 2-3 ans … allez, c’est quoi une année aprés avoir déjà attendu 7 ans, et puis, j’ai confiance…

Mais bon, comme me l’autorise la loi, dans un délai limite de 2 mois à partir de la réponse du Ministre, j’ai quand même engagé un recours contentieux devant le tribunal administratif… encore un nouveau dossier en 3 exemplaires  avec accusé de réception… Voilà, voilà, elle est pas belle la vie ? Tout ça pour une simple déclaration de travaux… c’est quand même lamentable d’être obligé d’en arriver là…

Cette lourdeur est pesante et cette torpeur inertique bien triste. Mais ça va finir par me faire plus sourire que grogner… car nous, les petits, nous grognons, c’est connu, mais attention, la grogne sociale pourrait bien un jour se métamorphoser… Une chose est sûre, cette affaire affûte mon aiguillon pour l’avenir…

30 juillet 2010 : No news good news ?

Voilà plus d’un mois que la Préfète a été saisie par le Ministre de l’Urbanisme, ainsi que par le Conseiller Régional, mais aucune nouvelle… j’ai relancé  la préfecture la semaine dernière, mais il semblerait que le dossier soit oublié ou perdu ! J’ai donc relancé le Ministère, qui va relancer la préfecture à son tour… Je suis patient, mais je trouve cette inertie vraiment mortifère… faudrait-il que je me mette en grève de la faim où que je m’immole pour enfin réveiller ce petit monde ?

Il est certain que l’immobilité est plus confortable que l’action, que la destruction est plus facile que la création; détruire est un jeu d’enfant, mais créer demande un engagement que l’on imagine pas lorsque le résultat est bien visible… la réaction, la création, le mouvement sont des principes de vie; dans la nature rien n’est figé, tout évolue et change en permanence, c’est LE principe d’impermanence qui génère la vie…

Alors face à l’inertie de cette société, générée par la peur, les pollinisateurs ont-ils leur place? Peut être plus pour longtemps. Ce qui est certain, c’est que les pollinisateurs d’idées, ceux qui font acte de création, les artistes en tous genres, n’ont pas peur de vivre… ni de mourir d’ailleurs, tout comme les abeilles se défendent en y laissant leur vie. Merci à EUX, ceux qui ont compris que donner, enrichi surtout celui qui donne, que la vie génère la vie, mais aussi que tout meurt pour que tout vive; par contre l’immobilité ne génère rien, l’inertie est mortifère et délétère. Alors que vienne la Révolution des Abeilles, le mouvement vers un autre avenir, la fièvre de l’essaimage, qui pousse l’ancienne reine à quitter sa ruche, en laissant aux générations futures toutes ses provisions et son confortable logis…

24 juin 2010 : Du Positif avant les vacances !

Parfois la nature nous offre des moments de pure harmonie… un soir d’été, tiède et sans vent, sous la lumière diffuse de la pleine lune, on résonne de la vibration du calme… après une journée encore pesante dans les lombaires… Le soleil qui tanne, le vert plein les yeux et les bonnes suées d’une journée de nature, nettoient le corps et le cœur…

Aujourd’hui des nouvelles positives de la part du conseiller Régional, Régis Cailhol : la lettre pour prendre RDV avec la Préfète a été envoyée… et il a obtenu du Maire qu’une modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme) soit budgétée pour 2011…
Dernière minute : j’ai reçu une réponse du recours gracieux envoyé au Ministre chargé de l’urbanisme, ils vont aussi prendre le relai auprès de la Préfecture… Il n’y a plus qu’à attendre la décision de Madame la Préfète, mais quand ça vient d’en bas et aussi d’en haut, on peut espérer qu’elle soit favorable… J’ai l’impression d’entrevoir une issue raisonnable, car devoir aller devant un tribunal serait trop négatif, alors que mon énergie je préfère la dépenser de manière positive.

La diversité, c’est elle qui exprime le mieux la vérité, et c’est bien d’elle qu’émerge la cohésion. On peut s’en rendre compte quand on voit la diversité des horizons et les commentaires sur la pétition. C’est le meilleur soutien qu’on puisse recevoir…

La biodiversité est un trésor, le monde végétal une merveille,
les abeilles et les papillons en sont les joyaux.

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Premier mois de bataille…

18 juin 2010 : Toujours rien…

Voilà 1 mois écoulé depuis le lancement de la pétition… un grand Merci à tous ceux qui ont pris le temps de répondre positivement… des recours gracieux ont été envoyés au Ministère du Développement Durable (B. Apparu, Secrétaire d’état chargé de l’urbanisme, et V. Létard, Secrétaire d’état chargé du Développement Durable)…
1 mois aussi depuis l’envoi des lettres manuscrites au conseils Général et Régional; mais toujours pas de réponse de la part du président du conseil général, JC Luche, qui déclare pourtant vouloir faire de son département « un modèle de solidarité et de développement en milieu rural »… Enfin, on en est plus à ça prêt…l’absence de réponse a presque toujours été la règle… Il semblerait que les plus concernés soient en mode économe… heureusement, l’OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement) relève le flambeau (Merci à Hervé). Une sorte de torpeur enveloppe notre pays… si les choses ne bougent pas face à ce genre d’injustice qui crève les yeux, l’espoir est-il permis? Grâce aux messages de soutien qui donnent envie de continuer, je dis oui quand même, et aussi par respect devant tous les combats menés par les insoumis face aux oppresseurs… Oui, il existe des hommes libres, mais comme les pollinisateurs, on leur mène la vie dure. On méprise et on maîtrise les petits par des moyens légaux d’asservissement. N’est il pas temps de passer à la résistance active pour sortir de ce système de pensée que nous inflige une structure paralysante? Réveillons nous! Que la Révolution des Abeilles se fasse et que vivent les pollinisateurs!

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03 juin 2010 : On y va…

Le seuil des 200 signatures est dépassé et ça fait plaisir de sentir du soutien… merci encore. Autant dire que des problèmes bien plus graves existent et que cette histoire semble dérisoire, mais elle est quand même très symbolique à notre époque charnière où les abeilles disparaissent, avec tant d’autres merveilles de la Nature, et vraiment surréaliste et absurde en cette année de la biodiversité, en plus d’être parfaitement injuste…

Des courriers ont été envoyés au Président de la Région Midi Pyrénées, M. Malvy. Le conseiller régional de sa majorité socialiste en charge du canton, agriculteur lui même, est passé aujourd’hui vendredi 4 juin; je pense qu’il va nous aider… nous allons prendre rendez-vous avec la préfète…
Des lettres ont aussi été envoyées au président du conseil général, JC Luche, ainsi qu’aux ministres du développement durable et de l’urbanisme… Il va sans dire que tout ceci est légèrement chronophage, alors que j’ai du travail qui m’attend dehors, et j’ai même du mal à comprendre pourquoi il faut se battre comme cela pour cela…

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20 Mai 2010 : On va pas se laisser faire…
C’est trop petit et trop énorme à la fois !

Lancement de la pétition à l’adresse https://www.lapetition.be/en-ligne/petition-7293.html


Merci beaucoup à tous ceux qui ont signé la pétition; je vais tenir un carnet route des suites de cette histoire et je crois qu’elle va nous révéler des surprises, car certains fils tirés pourraient bien dérouler des pelotes…
Soyons des pollinisateurs d’idées, butinons comme les papillons, mais gare au prédateurs, et pour nous défendre, piquons tels des abeilles…
Que vivent les pollinisateurs !

Un petit florilège des commentaires résume mieux que tout : « Manque de vision pour l’avenir » c’est juste, « IL FAUT SE MOBILISER! LA RESISTANCE DES ACTEURS D’UN TERRITOIRE EST TOUJOURS PAYANTE » ne lâchons pas,  »De l’évolution des mentalités… » oui, chrysalidons,  « allons nous laisser faire ce genre de choses longtemps??Francais!REVEILLONS NOUS! » mais qu’est ce qu’on attend?, « un autre monde est possible, luttons pour » définitivement, « je soutiens cette initiative formidable et à bas les cons » merci, pertinent et tellement vrai,  « il faudrait que tout ce petit monde qui décide pour nous!!!! se fasse des piqures de rappel du monde ou l’on vit!!!!!! » exact, car qui sont ces gens qui s’opposent, sans aucun discernement ni bon sens, à l’installation d’un apiculteur ?