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Oh Burkina, Afrique de mes meilleurs souvenirs… Barka! Initié!

Jamais ailleurs, je n’ai rencontré autant de vibrations positives, autant de gens extra-ordinaires, aussi vivants et généreux dans leur rapport à l’altérité, et je pense qu’il est parfaitement logique que nous soyons là-bas nous-même généreux. Même si, loin de moi la crédulité, les comportements ambigus des blancs en Afrique sont souvent intéressés, les africains considèrent aussi largement les toubabous (les blancs) comme des distributeurs de cadeaux… Et oui, tout est gâté par l’argent ! Enfin presque, car lorsqu’il n’en est pas question, tout prend un autre sens, un sens véritable : Au pays des hommes intègres, j’ai passé des moments magiques et gratuits avec des blancs comme des noirs, tous voyageurs, souvent artistes, parfois poètes… je me souviens d’un vieux père habitant un village isolé, qui était venu à la rencontre de notre bivouac de romanichels avec une joie communicative, vêtu d’un gros blouson sous un « soleil moribond » car il aimait les mots, voulant connaître chacun de nos prénoms et savoir « la motivation qui pousse, comme ça, à sillonner le monde ». Avec lui, nous avons discuté simplement mais avec poésie, une partie de la nuit, avant de nous endormir en sa compagnie, à la belle étoile…

Des rencontres d’un jour ou d’une semaine, autour de thés verts et d’herbes sauvages, juste pour échanger, pour communier, pour dire à l’autre qu’on est là, ça a été ça mon Afrique, et c’est pas dans un hôtel qu’on peut la trouver… Car bien sûr, pour comprendre vraiment, il faut partager son bâton (sa cigarette), boire, échanger, manger, vivre ensemble, dormir sur la natte à même le sol africain, et avoir confiance pour se laisser emporter et remuer les entrailles aux sons des percussions, pour ne plus jamais être le même, libéré de notre vanité à croire que nous sommes bons et méritants… il faut palabrer avec le balafon sous les manguiers, écouter chanter le n’goni et son maître, Abdoulaye Traoré dit Ablo ou Yaya de Bobo, et puis rencontrer le temps africain, un peu comme on refait connaissance avec la nature quand on l’avait perdu de vue, car trop égaré dans une vie de béton. Pas question non plus d’idéaliser, l’Afrique est aussi dure que la nature, aussi dure que la vie, mais c’est bien souvent la manière dont on l’aborde, qui va la rendre féconde, ou pas… A trop convoiter le diamant, on s’y casse les dents. Au Burkina, on entend souvent « doni doni, petit à petit, l’oiseau fait son nid ». Alors à mes amis du Burkina, j’envoie ces quelques mots, tenez bon, ça va aller…

Et toi Blaise Compaoré, dictateur de malheur, tu ne mérites même pas la balle pour exploser ton cœur de pierre, tu ne mérites même pas la pierre pour fracasser ton crâne de petit vautour, tu mérites juste une cellule bien sombre et bien étriquée comme ton cerveau comprimé de percnoptère débile. Tu crois ne rien avoir laissé de ton rival, Thomas Sankara, tu te trompes, et tu vas payer de ton sang celui que tu as fait couler! Celui aussi de Black So Man, artiste engagé et assassiné comme de nombreux autres, qui te disait déjà en 1999: « tes doigts sont tachés de sang ».

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