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Histoire de karma…comprenne qui pourra…

Tellement de choses à dire, mais les mots sont parfois trop lourds… alors mieux vaut se taire… après avoir dit, à peu près ce qu’on avait à dire, en l’espace d’un an… restons en là pour l’instant. C’est vrai que ça prend du temps d’écrire, alors que cet été risque d’être chargé, d’autres rêves à réaliser, et puisque trop en dire n’apporterait rien de plus… je vous souhaite à tous, de bien bonnes vacances… règle n°1 ne pas trop forcer, le temps est trop précieux pour ne pas le savourer… je vais donc prendre quelques congés, le rôle d’un papillon n’est pas de sortir le dard, puisqu’il en est dépourvu… papillonner, tranquillement, ce n’est pas vraiment ce qu’il faudrait pour changer le monde, mais rien ne sert d’aller contre sa nature… Vivre sans espoir et mourir sans regret, voilà un enseignement bouddhiste à méditer

Juste des images accrochées sur les ailes de l’éphémère lépidoptère… pollinisateur mineur… car il est certain que les ailes de papillon, dessinées de symboles, comme les 88 des petits Diaethria, Callicore et Asterope, n’ont d’autre but que d’être offertes sans facture, comme un hymne au soleil; les papillons offrent ainsi leurs couleurs au ciel gratuitement, ils n’ont rien à vendre et surtout pas leur âme…

Et puis, force est de constater que ça n’ intéresse pas… les images… et encore moins quand il s’agit de prendre des coups… de soleil…? Certains ont essayés, de capter un peu de lumière solaire, et de la restituer, mais rien n’a vraiment changé, c’est même pire, car les prédateurs jouissent toujours, mais sous couvert de bonnes intentions, et de bonnes protections évidement. Nous en sommes toujours au même stade implacable de dualité entre la coopération et la prédation, avec un peu de vernis en plus… Qui de l’un ou de l’autre choix de civilisation l’emportera dans notre évolution d’espèce?

Je ne vais pas reposer la question essentielle, aujourd’hui résolue, du genre « comment sommes-nous arrivés là ? ». La réponse se trouve dans l’univers c’est à dire dans notre cerveau…

Née des étoiles, de l’infiniment grand et de l’infiniment petit en même temps, dans des conditions extraordinaires, la terre s’est formée par gravitation; des bactéries réalisant la photosynthèse ont pu changer la composition de l’atmosphère, puis des organismes unicellulaires sur de très longues périodes, se phagocytant, se brassant, se mutant, ont fini par sortir de l’eau sous la forme de vertébrés primitifs amphibiens; dès lors nos ancêtres rongeurs ont attendu et attendu que leur petites pattes avants se transforment  en bras et mains à cinq doigts, dont un pousse préhenseur… pour allumer le briquet… mais qu’est ce qu’on attend…

Car la vraie question serait « comment en sommes-nous arrivés là ! » La réponse se trouve non plus dans l’univers, dans notre cerveau, mais dans la terre elle-même, c’est à dire dans notre cœur…

Quelles sont les raisons qui ont mené l’humanité à ce stade abject de société moderne esclavagiste mondialisée, sous couvert de démocraties ? Car oui, ce système mis en place, par je ne sais quels mécanismes diaboliques, permet à une minorité de crouler sous les montagnes d’argent, que la majorité entasse pour eux, en ramassant quand même les miettes, quelques piécettes… Mais en cultivant le profit et l’individualisme les oppresseurs récoltent la souffrance… Derrière tout ces mots mal agencés, se cachent trop de mensonges, d’immondes ignominies, et la continuité d’un rapport de domination bel et bien hérité de l’esclavagisme… Nos richesses d’occidentaux sont avant tout celles que nous avons accaparées… Le coton hier, le coltan aujourd’hui…

Au nom de quels choix de société pouvons nous continuer ainsi?

La majorité des gens sont manipulés par un système qui leur attache des chaînes, ou plutôt des laisses au cou en leur créant de nouveaux besoins, des contraintes sociales, administratives et  politiques. Tandis que les financiers spéculent et que les cercles de pouvoirs se partagent le magot, les exploités du sud se partagent le mégot, et sont contraints au travail forcé par des besoins de première nécessité… Par impuissance et résignation, la plupart des occidentaux restent accablés dans un état d’aliénation permanent et adoptent un comportement mutant, conditionné par les couches de la société moderne et de leur vie. Ainsi la consommation peut jouer son rôle d’échappatoire et absorber les frustrations; l’impression de bonheur est parfaite mais provisoire. Simulacre de liberté…

Comme la poussière graisseuse d’une cave, une mélasse imprègne et pénètre insidieusement les yeux de l’occident, colmate les derniers pores d’une peau toxinée, et avant d’étouffer complètement, nous respirons à plein poumons d’espoirs, l’air saturé, irrespirable, suffocant d’une boucherie mal aérée.

Certes tout n’est pas totalement noir, mais si l’on considère l’amoncellement pléthorique des codes et des règles d’une société dite démocratique, ainsi que leurs incohérences, si l’on considère le spectacle affligeant des hommes qui se déchirent à tous les niveaux, pour l’argent, le sexe et le pouvoir, on ne peut ni rire tant cette réalité est impitoyable mais pitoyable, ni pleurer tant elle est grotesque. Tout ceci n’est qu’une mascarade à grande échelle…

Il en résulte une forme de déchéance mentale, de maladie incurable et invisible, une angoisse sourde et bâtarde dont on ignore la cause.

Je ne parle pas du salarié de France Telecom qui s’est immolé sur un parking à quelques années de sa retraite… car comment expliquer son geste, à 57 ans et 4 enfants… la faute de l’entreprise ? ET pourquoi pas celle du travail, et pourquoi pas celle de l’argent… Aujourd’hui on ne peut plus exister qu’à travers ces deux valeurs suprêmes… quelle misère… pour avoir travaillé dans cette entreprise, et expérimenté des rapports salariaux mortifiants, j’ai choisi de ne pas faire de ma vie ce travail, et vis versa… le choix nous l’avons individuellement… comme je choisis aussi de m’éclipser, telle la terre, le temps d’une méditation entre le soleil et la lune… tout dépend du référentiel d’observation!

Une chose est sûre, le cerveau humain a ses limites, et nul ne peut affirmer aujourd’hui, que l’Homo sapiens tend plutôt vers un développement ou un déclin de son intelligence collective. Mais aujourd’hui la vraie, la seule question est celle de la survie de l’espèce sapiens « qui sait » ou plutôt croyait savoir, et non de son intelligence. Le choix, nous l’avons collectivement, et ce n’est pas le cerveau, l’intelligence, le pouvoir de décision qui montreront la bonne direction, mais le corps, les membres, et le cœur qui devront débrancher le cerveau, et reprendre le contrôle, par instinct de survie !!! Le cœur sur la main, la main sur le cœur… A nous de choisir entre la mort ou l’amour… le matériel ou le spirituel… la prédation ou la coopération… Espérons que nos corps et nos cœurs prendront les choses en main, et retrouveront le fil d’Ariane qui nous relie à la nature, car si c’est elle qui nourrit nos corps, c’est aussi elle qui nourrit nos âmes, elle qui nous guide, elle aussi qui peut tout reprendre… Il faut bien comprendre qu’elle seule est capable de nous remettre à notre véritable place : celle de l’élève et non celle du maître…

La responsabilité de ce génocide contre les générations futures, conséquence directe de nos choix, nous incombe à nous occidentaux… pas seulement aux sales multinationales vénales. Qui des pantins ou des marionnettistes qui tirent les ficelles seront jugés par l’Histoire? Personne sans doute, juste une responsabilité collective… et encore… Et pour ceux qui ont brisé leur chaines, il va falloir être vigilent et très déterminés, pour échapper à cette société de contrôle qui se met en place, car les prédateurs de tous bords ne vont pas lâcher le morceau comme ça!

Ce qui me fait plaisir, c’est que ceux qui n’ont plus rien à perdre, n’auront rien à gagner : ceux-là même qui pratiquent déjà la sobriété heureuse, du Bhoutan à l’Ardèche, de l’Afrique à l’Aveyron, serons préparés lorsque les sociétés occidentales ayant perdu toute capacité à se suffire de peu, montreront des visages décomposés… Je ne souhaite le malheur de personne, mais il va falloir assumer celui que nous avons construit, c’est ce qu’on appelle le Karma. Le nôtre est mûr.

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