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Zion

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C’est beau la vie.

Choisir la bonne direction n’est pas facile, mais rien ne nous oblige à foncer tête baissée dans celle que nous croyons être la bonne, car les détours s’avèrent souvent très instructifs. Confronté à des choix, notre esprit nous guide souvent vers ce qui conforte d’anciens choix. Mais parfois des décisions non tranchées du passé, enfuies ou enfouies, ressurgissent et réaniment une petite partie de notre cerveau jusque là restée en latence… c’est alors le début d’un rêve oublié, qui peut se concrétiser si nous l’écoutons… pour cela il faut faire silence et se poser deux secondes. Comme un papillon butinant de belles ombelles, corolles et nigelles, affleurit d’un battement d’ailes, puis sirote un peu de nectar sans se préoccuper d’autre chose que du moment présent, avant de repartir… Que voulons nous vraiment? La paix sur terre, l’harmonie avec la nature, je ne sais pas si ce monde est possible, mais s’il existe en rêve il doit bien pouvoir se réaliser.

A petite échelle, mon rêve est devenu réalité, je suis comme suspendu, en fait je vole, je plane, plutôt j’ai l’impression de flotter dans le ciel, je n’ai plus vraiment de désir ni d’envie, plus de certitude ni de doute, plus de peur, plus de colère non plus (enfin faut voir…), pas de besoins particuliers qui ne soient assouvis par le peu que je possède, je consomme peu, je produis peu, mais bien… J’ai rêvé de trouver ma place dans la nature et elle m’a accueilli, m’a recueilli, elle m’a ouvert les sens; elle donne du sens à ma vie, de l’essentiel, l’énergie du soleil, l’essence du ciel… Le parcours n’est jamais linéaire, loin de là, regardez la trajectoire d’un papillon. Mes journées sont légères mais très actives, tantôt au rucher, tantôt en forêt, tantôt à planter, tantôt à récolter, tantôt à bricoler, tantôt à rêver… Ce mode de vie me comble de bienfaits, je n’ai pas un seul regret, et je crois même pouvoir dire que j’ai réussi à être ce que je voulais être, en accord avec moi-même. Je produis du bon miel bien sûr, des beaux fruits et légumes, des oeufs et des volailles, du compost et du purin d’ortie, et pour mes moutons fourage et paillage à volonté, et tellement de petits plaisirs que même la dizaine de kilos de fraises ciflorettes annuelles ne pourraient pas faire oublier… je produis non en quantité certes, mais en qualité… je suis l’illustration d’une forme de décroissance assumée, un exemple de simplicité volontaire. Et surtout je suis libre… où plutôt libéré.

Après avoir fait le constat de ce monde morbide sur ce blog, peut-être serait-il temps de faire le constat de ce monde magnifique? Mais comment donner envie sans faire envie? Telle est la vraie question, une nuance aussi ténue que celle qui sépare l’affleurement de l’effleurement…

Commentaires

Comment from Alice Bonhomme
Time 24 novembre 2011 at 14:47

Bonjour,
Je repasse de temps en temps sur votre blog et vos écrits me parlent toujours beaucoup car je me sens toujours autant concernée, voire de plus en plus par la complexité hallucinante de notre monde et tous les problèmes et enjeux de la crise écologique, sociale, culturelle, économique que nous traversons…Vous parlez de « sobriété heureuse », j’ai donc voulu pour faire découvrir un mouvement que vous connaissez déjà peut-être, le mouvement Colibris dont voici le lien :
http://www.colibris-lemouvement.org/
C’est cette « sobriété heureuse » entre autres choses qui est prônée…allez découvrir ce qu’est ce mouvement…vous ne serez pas déçu! Un peu d’espoir fait toujours du bien…bonne continuation!

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